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Mot clé - temps scolaires

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Nouvelle sectorisation pour Ivry-Port à la rentrée 2015

Dernier point au Conseil Municipal, la présentation par Méhadée Bernard de la nouvelle sectorisation du quartier Ivry-Port pour préparer l'ouverture de l'école Rosalind Franklin au mois de septembre prochain. Cohérence, mixité, équilibre ont guidé ces choix qui entraînent notamment la fermeture de la maternelle J-J Rousseau. Au programme des semaines à venir : informations et accompagnement des enfants et des familles pour une rentrée sereine.


Au mois d’octobre dernier, nous inaugurions ensemble l’école Rosa-Parks, nouvelle école au cœur du quartier parisien pour accompagner les besoins du secteur en pleine croissance de population. En septembre prochain, nous ouvrirons un nouveau groupe scolaire et un nouveau collège dans le quartier d’Ivry-Port aujourd’hui en profonde mutation. Et d’ici 2020, un deuxième groupe scolaire verra le jour sur ce quartier pour répondre à l’évolution démographique attendue dans le cadre maîtrisé du projet urbain d’Ivry Confluence. La priorité donnée à la livraison des équipements publics nécessaires dans le projet répond à la volonté de bien anticiper les évolutions du territoire, de ne pas les subir comme cela a pu parfois être le cas. Nous répondons ainsi  à l’augmentation des besoins d’accueil scolaire, péri et extra-scolaire, à la hauteur de nos ambitions éducatives, urbaines, écologiques aussi, comme l’a démontré la réalisation de  l’école Rosa-Parks.

Toute ouverture d’une nouvelle école, d’un groupe scolaire, nécessite de repenser la sectorisation qui l’accompagne. Cela entraîne souvent des réactions paradoxales : d’un côté de l’excitation, la satisfaction d’un nouvel établissement « tout beau tout propre », pour ceux qui le fréquenteront. Et d’un autre, cela crée toujours des inquiétudes, des interrogations, parce que les habitudes de chacun, enfants et familles, mais aussi équipe enseignante et agents municipaux, s’en trouvent modifiées.

Pour cela, nous aurions voulu avoir plus de temps, notamment pour mieux associer les familles. Je ne vous cache pas que la mise en place de la nouvelle organisation des temps scolaires et périscolaires à la rentrée 2014, l’urgence du lancement du projet Makarenko et les événements de ce début d’année 2015 ne nous l’ont pas donné. A cela se sont ajoutées les contraintes de l’Education Nationale liées à la future carte scolaire au travers des dotations de moyens ainsi que le mouvement des enseignants pendant les vacances d’hiver.

Il nous faudra donc, dans les semaines à venir, prendre le temps de l’information pour accompagner chacune et chacun dans ces changements.

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Rythmes scolaires : expérimentation et évaluation à poursuivre..

Hier soir, au Conseil Municipal, un voeu du PS était proposé sur les rythmes scolaires. Marie Piéron est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche d'Ivry, pour rappeler le sens et les objectifs de l'organisation à Ivry. 1 an et demi d'expérimentation pour prendre le temps de l'évaluation, devant des bouleversements importants pour les élèves, les acteurs de l'école et les familles. 1 an et demi pour avancer ensemble pour un mieux d'école.

Le vœu qui nous est présenté ce soir, nous en partageons des éléments : mais dans sa forme, ses sous-entendus et certaines de ses conclusions, il n’est pas acceptable.

Tout d’abord, je voudrais rappeler notre opposition initiale à cette réforme des « rythmes scolaires » et plus globalement à la loi de refondation de l’école proposée par Vincent Peillon. Ces ambitions pourraient paraître nobles – « la réussite de tous les élèves » -, la réalité des orientations politiques et déclinaisons proposées l’est beaucoup moins. Je ne redirai pas ce soir tout ce qui nous a poussés dès 2013 à nous y opposer. Un seul élément, peut-être, une idée-phare : pourquoi donc, alors que l’école est en crise, de sens, de contenu et d’égalité, n’avoir pas réintroduit les 2h de classes supprimées en 2008 par Darcos ?! La réponse est simple : l’Education nationale n’en a pas les moyens, prise dans la tenaille des politiques d’austérité.

Alors, la réponse a été d’imposer cette réforme comme un transfert de charge vers les collectivités territoriales, en faisant glisser du temps scolaire sur le périscolaire, avec les conséquences que l’on connaît : une disparité incroyable entre les territoires. A ce titre, il est étonnant de parler de la « singularité du projet ivryen », à moins qu’il ne s’agisse uniquement du choix minoritaire du samedi matin comme demi-journée supplémentaire. Car, à la lecture des organisations retenues pour les 47 communes du Val-de-Marne, il y a de quoi se demander où est aujourd’hui l’unité nationale du temps de l’école ! Et c’est précisément ce que nous refusions au moment de la présentation du projet de loi : cette territorialisation de l’éducation.

Ce choix d’organisation, ainsi que tous les projets mis en place (amélioration de l’interclasse, mise en place d’atelier-étude le soir) n’ont pas été imposés sans tenir compte des avis. Sans polémiquer inutilement, la concertation ne s’est pas limitée aux trois questionnaires, mais à de multiples rencontres, débats, temps d’information, grands formats etc. Disons clairement les choses : elle a probablement été insuffisamment travaillée, biaisée par l’approche des élections municipales. En tout état de cause, la décision finale s’est appuyée sur l’ensemble des avis.

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Rythmes scolaires : nous voulons mieux d'école pour Ivry !

Après un an et demi de débats à Ivry, la question de l'organisation des temps scolaires était à l'ordre du jour du Conseil Municipal. Méhadée Bernard, nouvellement en charge de l'enseignement et des politiques éducatives, a présenté le choix de la municipalité non sans rappeler notre opposition à une réforme qui territorialise l'éducation et ne préfigure en rien la nécessaire "refondation de l'école".


Ce n’est pas la première fois que nous abordons dans cette enceinte la question liée à la « refondation de l’école de la République », et à travers elle le décret autour des rythmes scolaires.

Avec l’élection de François Hollande en mai 2012, parce que nous sommes des femmes et des hommes de gauche, nous attendions un grand débat national pour une véritable réforme de l’école à la hauteur des enjeux. Je ne vous infligerais pas ce soir l’histoire de l’Education Nationale en France et de sa casse systématique par les gouvernements successifs, et notamment par ceux dirigés par la droite qui n’ont eu de cesse que de décrédibiliser les enseignants, réduire les moyens et ainsi détruire peu à peu le sens de l’école publique.

Alors, oui, avec l’arrivée de Hollande et de Peillon, nous attendions autre chose. Nous attendions des mesures nationales, pour la réussite de tous. Nous attendions une réforme des programmes, sur le fond. Nous attendions des mesures pour la formation des maîtres. Nous attendions de l’ambition pour faire reculer l’échec scolaire, avec le redéploiement des RASED (Réseau d’Aide Spécialisé aux Elèves en Difficulté). Nous attendions une redéfinition des Zones d’Education Prioritaire et de leurs moyens. Nous attendions un retour des 2h supprimées par Darcos en 2008. Nous attendions tant. Mais non, Hollande a choisi un tout autre chemin, le chemin vers la territorialisation, le chemin vers la régionalisation de l’école de la République, le chemin vers le démantèlement du principal service public républicain.

Avec le décret Peillon, conforté par Benoît Hamon, les villes se voient dans l’obligation de réorganiser les temps de l’enfant, et au passage de toute la communauté éducative, enseignants compris. En somme, de faire le boulot à la place de l’Etat. Chaque ville, chaque village aura sa propre organisation, feu le Ministère de l’Education Nationale, vive le Ministère de l’Education. J’entends déjà des chuchotements dans les rangs de l’opposition : « la majorité nous bassine avec ces accusations contre le gouvernement, c’est toujours de la faute des autres ». Et bien ne vous en déplaise, nous continuerons à nous battre pour que l’Etat assume ses fonctions et ses missions, et l’Education Nationale en est une.

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Réforme du temps scolaires : il faut un débat le plus large possible à Ivry

Tribune Ivry-Ma-Ville de juillet-août 2013. La question posée par le groupe Gauche Radicale, Ecologiste, Citoyenne et Socialiste  était : "La municipalité a engagé un vaste débat sur la réforme des rythmes scolaires. Celle-ci doit être effective à la rentrée 2014. Comment faire à Ivry pour continuer à maintenir, développer les activités périscolaires, artistiques et culturelles en direction de nos enfants ?".

Fabienne Oudard répond pour les élu-es communistes et partenaires * :

Le débat sur la réforme des temps scolaires, promulguée par décret, est engagé à Ivry. Plusieurs rencontres ont permis de partager la nécessité de modifier durablement l’organisation du temps de classe et des activités périscolaires.

Dans le même temps, elles ont toutes suscité des interrogations, fait remonter des inquiétudes légitimes, tant chez les professionnels du monde éducatif – professeurs, animateurs, ATSEM – que chez les parents.

Inquiétudes, tout d’abord, parce que le décret est volontairement ouvert sur les cadres d’organisation des nouveaux temps scolaires, à savoir les 3h libéré dans la semaine et transféré à une demi-journée supplémentaire. Travaillera-t-on le mercredi ou le samedi matin ? La pause méridienne sera-t-elle allongée ? Les enfants finiront-ils plus tôt tous les jours ? Autant de questions ouvertes que le décret laisse à l’appréciation des Projet Educatif De Territoire à construire, au risque d’aboutir à de grandes disparités territoriales.

Inquiétudes, ensuite, sur les moyens mis à disposition par l’Etat, et la répartition des charges entre Education Nationale et collectivités territoriales, dans un contexte de restriction des budgets et des dotations aux collectivités.

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