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Philippe Bouyssou, nouveau Maire d'Ivry !

Le Conseil Municipal extraordinaire du 7 février 2015 a élu Philippe Bouyssou nouveau Maire d'Ivry-sur-Seine, à la tête d'une équipe municipale remaniée.

  • Romain Marchand devient 1er Maire adjoint.
  • Mehdi Mokrani devient 13e adjoint chargé de la jeunesse et de l'action sociale. 
  • Bozena Wojciechowski reprend comme délégation la lutte contre toutes les discriminations et l'habitat.
  • Séverine Peter reprend comme délégation les NTIC.

La proposition de candidature de Philippe Bouyssou a été faite par Olivier Beaubillard, président du groupe Front de Gauche, communistes, parti de gauche, ensemble et citoyens. Voici son intervention :


Pour les élu-es du groupe Front de Gauche, la mort de Pierre, c’est le départ du premier d’entre nous.  Nous sommes aujourd’hui encore profondément émus. Au-delà de l’émotion se pose la conscience aiguë des responsabilités qui sont les nôtres pour poursuivre le programme Ivry au cœur que Pierre avait porté avec nous toutes et nous tous.

Ces deux semaines légales, après le décès de Pierre, pour réfléchir à sa succession, ont été particulièrement intenses. Dans ces conditions empreintes d’émotion, il nous aura fallu ne jamais perdre de vue, dans nos échanges et nos réflexions collectives, ce qui nous réunit et nous anime : choisir un Maire qui conduira avec l’équipe municipale remaniée, notre projet commun pour les Ivryennes et les Ivryens dans un contexte sans précédent de crise sociale, économique, écologique, politique, démocratique.

Le choix des politiques d’austérité et d’autorité fait par le gouvernement nous mène droit dans le mur. Nos concitoyens voient leur condition de vie régresser : le chômage ne cesse d’augmenter, les salaires de stagner, les retraites de diminuer, les politiques sociales de reculer. La solidarité, l’égalité des droits, la justice sociale, tous ces « conquis » inscrits dans notre ADN républicain par le Conseil National de la Résistance sont brisés, martyrisés, remis en cause pas-à-pas, systématiquement.

Des milliers d’enfants, de jeunes, de retraités, de familles subissent cette précarité qui devient insupportable. J’en profite pour rappeler que lorsqu’on dit qu’Ivry est une ville « riche », c’est beaucoup moins vrai pour ces habitants ! Quelques chiffres de l’INSEE au 31 janvier 2013, le revenu moyen est de 19 000 euros alors qu’il est de 26 500 dans le département ; le revenu médian est de 15 000 euros pour 21 000 dans le département ; le chômage de 15% pour 11% dans le Val-de-Marne. Cela nous donne un aperçu de l’ampleur des besoins, des efforts à fournir pour apporter des réponses de services publics pour tous.

Pour Ivry, terre de gauche, solidaire et populaire, belle et métissée, les orientations austéritaires et autoritaires du gouvernement vont en effet avoir des conséquences importantes. Je pense aux 20 millions d’euros en moins dans les dotations de l’Etat pour notre collectivité entre 2014 et 2017. Je pense aux réformes territoriales en cours, à contresens des processus historiques de décentralisation et de développement de la démocratie locale, qui centralisent et éloignent les lieux de décision des citoyens. Tout cela va considérablement limiter les marges de manœuvre dans le déploiement de services publics de proximité dont nos concitoyens ont pourtant terriblement besoins.

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Point et bilan sur les campements illicites à Ivry

Au Conseil Municipal de jeudi dernier, Bozena a présenté un bilan sur les "campements illicites" présents sur le territoire d'Ivry. Elle a rappelé la stigmatisation croissante de ces populations, les efforts fournis par la Ville et le Conseil Général, les nombreux projets d'insertion engagés, et les défaillances de l'Etat qui n'assume toujours pas ses missions ni ses engagements.

Je suis chargée de vous informer de la situation sur le territoire ivryen de ce qu’on appelle « les campements illicites » et que je préfère dénommer, pour plus de clarté, « les bidonvilles ».
C’est un moment important de partage d’informations. Je trouve ce temps extrêmement précieux puisqu’il s’agit de nous permettre de réaffirmer les valeurs qui fondent nos engagements au service de la population, nos engagements de gauche, de confirmer les déclinaisons concrètes de ces valeurs, mais aussi de souligner les difficultés, les combats dans lesquels nous sommes inscrits, des combats avec des victoires … et des échecs… Cette information au conseil municipal me semble primordiale dans une période historique de crise d’une rare gravité. 

Avant d’entrer dans les précisions nécessaires sur l’actualité au niveau local, je tiens à rappeler quelques éléments plus généraux. En effet, l’accueil de populations migrantes venant du monde entier fait partie du patrimoine de la France, pays des droits de l’homme et du citoyen. Les migrations sont constitutives de notre histoire, de celle de l’Humanité. A Ivry-sur-Seine, comme ailleurs, les vagues migratoires se sont inscrites dans la construction de notre territoire. Et à Ivry, peut-être pas comme partout ailleurs, mais à Ivry, le métissage de notre ville, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, le combat pour la dignité et l’émancipation humaine constituent de véritables fiertés, une richesse incommensurable, une ambition incontournable.

Nous avons toujours accueilli les populations migrantes. Réfugiés des guerres ou ceux de la misère, voyageurs intrépides ou amoureux des valeurs de la France, colonisés et anciens colonisés, je revendique, sans oblitérer les responsabilités historiques, ma terre, celle de la Nation française comme une terre de liberté, d’égalité et de fraternité, ouverte sur le monde et accueillant ses sœurs et frères d’humanité. Les populations originaires d’Europe de l’Est font partie de cette histoire et ont toujours été présentes sur le territoire national, sur le territoire ivryen.

A quelques jours de la Semaine de la Mémoire, qui consacre depuis 10 années un travail précieux sur « la mémoire du génocide des Juifs et des Tziganes, pour la prévention des crimes contre l’humanité et la lutte contre le racisme et l’intolérance », je me dois de rappeler que la confrontation à l’altérité a été, dans notre histoire collective, le terrain de rapports de forces idéologiques violents, parfois meurtriers, au point de meurtrir durablement notre capacité à vivre-ensemble. Les logiques de boucs-émissaires ne datent pas d’hier et continuent de nous traverser. Je me permets de saluer toutes celles et tous ceux qui, dans la recherche et le labeur, travaillent à comprendre et démonter ces logiques d’affrontement.

Si je rappelle tout cela brièvement, c’est que ces mêmes mécanismes de stigmatisation ont été réenclenchés en 2011 par l’ancien Président de la République, M. Sarkozy, désignant à la vindicte les « gens du voyage » et les « roms ». Mais ce sont les mêmes logiques stigmatisantes qui tentent de déguiser les chômeurs et les précaires en fainéants et en assistés. Et je ne reviens pas sur l’actualité, qui a ouvert notre conseil de ce soir, et qui livre encore d’autres citoyens français en pâture aux pires dérives.

Le changement de présidence de la République n’a certainement pas mesuré que ces logiques discriminatoires ne pouvaient perdurer. La spirale infernale des expulsions de bidonvilles s’est même accélérée, malgré une circulaire interministérielle adoptée en août 2012, relative à l’anticipation des expulsions par un accompagnement social. Aujourd’hui, la situation faite aux personnes Roms, qui fuient la misère et les discriminations de leurs pays d’origine, est une honte profonde et une atteinte terriblement grave pour la France.

Je tiens à souligner que je souhaitais, par ce bref rappel, resituer le cadre de ce que nous vivons à Ivry. Je ne veux pas idéaliser la situation locale ou gommer les difficultés réelles, bien réelles, auxquelles nous sommes confrontés. Mais le contexte dans lequel nous sommes est celui-ci : une misère grandissante, une précarité qui frappe toutes les familles ivryennes, une absence de perspective commune, de sens collectif, le sens de ce qui fait que nous sommes ici, maintenant et ensemble à « faire société ».

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Pierre Gosnat nous a quittés...


Le groupe Front de Gauche d’Ivry est profondément attristé par le décès de Pierre. Nos pensées vont à Alice, ses enfants et toute sa famille, nous sommes de tout cœur avec vous dans cette épreuve.

Pierre était un Maire engagé, militant, qui a toujours porté avec enthousiasme et détermination les valeurs de solidarité, d’égalité, de justice sociale. Il avait Ivry au cœur, pour en faire une ville dynamique, populaire, métissée, solidaire.

Pierre était un Maire humain d’abord, un Maire populaire, à l’écoute de sa ville, ses élu-es, ses agents et ses habitants.

Il a toujours porté une réelle attention au groupe pour l’importance du travail politique dont il savait la valeur. Sa perte est pour nous immense, comme le défi de prolonger ses engagements et ses combats au service des Ivryennes et des Ivryens.

A toi, Pierre,

Les élu-es du groupe Front de Gauche d’Ivry

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Une belle fête d'Ivry, solidaire, citoyenne et fraternelle !

Comme chaque année, Ivry en Fête a permis des rencontres, des échanges, des moments de joie, de rire, d'espoir dans notre monde en crise. Avec un concert du groupe mythique Earth Wind & Fire le samedi soir !

Un grand merci à tous les agents municipaux qui ont travaillé dur pour que la fête soit plus belle,

Un grand merci à toutes les associations qui tissent des liens entre toutes et tous,

Un grand merci aux Ivryennes et aux Ivryens qui font de notre ville un lieu de vie, de solidarité exemplaire...

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Le soutien aux associations : un acte politique essentiel pour notre Ville !

Au dernier Conseil Municipal, Mourad Tagzout, conseiller municipal en charge de la vie associative, a présenté les subventions accordées par la municipalité aux associations pour l'année 2014. L'occasion d'évoquer les désastres causés, dans le monde associatif, par les politiques d'austérité actuelles.



Conseiller délégué en charge de la vie associative, il me revient de vous présenter ce rapport concernant les subventions 2014 aux associations. Le budget alloué est un budget de transition entre l’ancienne et la nouvelle équipe municipale, un budget qui s’inscrit comme nous l’avons souligné dans un contexte délicat. De nombreuses associations de notre pays s’inquiètent de la baisse annoncée de 11 milliards d’euros d’ici 2017 des dotations de l’État aux collectivités mais aussi de la suppression de la clause de compétence générale voulue par Nicolas Sarkozy et bientôt mise en place par Manuel Valls.

Ces restrictions budgétaires vont encore dégrader la situation économique et sociale de notre pays en réduisant les possibilités d’investissements des collectivités et en diminuant leurs moyens de répondre aux besoins des populations déjà durement touchées par le chomage de masse et la baisse du pouvoir d’achat.

Nous constatons depuis des année les effets dévastateurs de ces politiques pour notre société : destruction du tissus social, montée des individualismes et du désespoir … qui peuvent se traduire au plan politique par de la résignation ou le repli mortifère sur des solutions fascisantes.

Avec cette politique d’austérité, le gouvernement socialiste se fait l’huissier de la commission européenne. Et cette logique a et aura encore des retentissements sur nos territoires. Dire cela n’est pas repousser nos responsabilités. Non, ce qui est irresponsable c’est quand le sommet de l’Etat parle de contrainte budgétaire comme s’il s’agissait d’un phénomène météo imparable. Ayons le courage politique d’affronter la finance et d’opter avec détermination pour une société fondée sur la solidarité.

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Budget 2014 voté, premier du nouveau mandat : un "budget de combat" !

Conseil Municipal du 29 avril : le budget 2014 voté à une large majorité. Budget combattif pour continuer, malgré les contraintes de plus en plus lourdes, de développer le service public pour les Ivryennes et les Ivryens. Jeanne Zerner est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche en rappelant que  l'austérité gouvernementale comme européenne ne mènera qu'à la destruction de notre économie et de notre modèle social. 

A l’encontre d’un certain nombre de conceptions actuelles, je veux rappeler ici, au nom du groupe Front de Gauche, qu’un budget de collectivité est bien un acte politique. Et un acte fort. Ce sont des choix politiques, des orientations claires que nous prenons pour des ambitions de service public rendu aux populations.

Ce budget le prouve. Pour entamer une nouvelle mandature, dans un contexte difficile, nous maintenons un haut niveau d’exigence et d’ambitions pour les Ivryennes et les Ivryens. Le développement des politiques solidaires est confirmé. Faire avancer les droits des citoyens, favoriser l’épanouissement, l’émancipation de tous, réduire les inégalités économiques, sociales, culturelles, combattre les discriminations, autant d’enjeux que ce budget, dans la continuité du mandat précédent, prend à bras le corps, comme Mehdi l’a bien présenté, et comme Mourad le développera concernant les associations.

Mais cet acte se fait aujourd’hui sous la contrainte. Le choix d’une politique d’austérité dans laquelle le gouvernement n’en finit plus de s’enfermer, et de NOUS enfermer, nous présente un avenir bien sombre. En témoignent les nouvelles déclarations du premier ministre :

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Le budget 2014 de l’Etat a besoin de nouvelles recettes et non de réduire sur les services publics locaux !

Communiqué du groupe Front de Gauche au Conseil Général du Val-de-Marne :

Le projet de budget de l’Etat 2014 présenté le 25 septembre en Conseil des ministres poursuit un bien sombre scenario pour l’avenir des collectivités territoriales, avec notamment l’annonce de la réduction d’1,5 milliards des concours de l’Etat au secteur public local.

Si le gouvernement ne revenait pas sur une telle mesure, ce serait un nouveau coup porté dans les prochains mois aux services publics de proximité, à la solidarité et à l’investissement public créateur d’emplois puisque les collectivités territoriales réalisent 75 % de l’investissement public dans notre pays.

Nous voulons que le département du Val-de-Marne dispose des ressources nécessaires pour continuer à impulser des politiques innovantes et ambitieuses que sa majorité de gauche poursuit en matière de solidarité, d’éducation, de petite enfance, de culture, de formation, de logement, de transport, de développement économique, pour répondre aux besoins et aux attentes de tous ses habitants.


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Grand Paris Métropole : contre un déni de démocratie !

Suite à l'annonce du projet "Grand Paris Métropole", voici le communiqué des 3 Maires de la Communauté d'Agglomération Seine Amont (CASA),

Daniel Davisse, Maire de Choisy-le-Roi, Président de la CASA,

Alain Audoubert, Maire de Vitry-sur-Seine,

Pierre Gosnat, Maire d’Ivry-sur-Seine.

Avec son projet de loi sur la métropole du Grand Paris, le gouvernement remet en cause les fondements de la démocratie communale et de l’organisation de notre république.

Ce projet nous ramène 50 ans en arrière : les communes sont le terreau de la démocratie française, supprimer leurs compétences est un déni de démocratie.

Si ce projet de loi est adopté, toutes les communes des départements du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, ainsi que leurs intercommunalités, seront entièrement dessaisies de toutes leurs compétences stratégiques en matière d’habitat, de logement, d’aménagement et d’environnement, au profit d’un établissement public « la Métropole du Grand Paris ». A terme, les maires seront relégués au rang de simples exécutants de décisions prises, bien trop loin, des enjeux et problématiques locales et citoyennes. Nos communes deviendront des mairies d’arrondissements sans pouvoir de décision.

Pour nous, élus locaux, comment imaginer qu’une politique conduite depuis Paris, loin de nos populations, de leurs besoins, puisse répondre aux enjeux de nos territoires si divers.

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Le quotient familial : une histoire de justice sociale...

Au conseil municipal du 22 novembre 2012, un point a été fait sur les nouvelles tarifications du quotient familial.

Suite à la présentation de Christine Pourre, adjointe au Maire en charge des affaires sociales, Méhadée Bernard est intervenue pour le groupe des élu-es communistes et partenaires : elle a rappelé l'histoire de ce choix politique de justice sociale et d'égalité des droits pleinement revendiqué et appliqué dans notre Ville.

« A la différence des mesures fiscales du code de la famille, qui visaient à inciter les familles à avoir 3 enfants ou plus, comme à dissuader les célibataires de le rester et les couples de ne pas avoir d’enfant, le quotient familial répond à un souci de justice distributive. Il s’agit de rendre l’impôt sur le revenu aussi neutre que possible par rapport aux capacités de consommation des familles, suivant leurs charges inégales. »

C’est par ces mots que Pierre Laroque a présenté l’instauration d’un Quotient Familial à l’Assemblée nationale le 31 décembre 1945.

Ce dispositif s’insérait dans une série de mesures beaucoup plus vaste jetant les bases de ce qui est aujourd’hui, en France, la Sécurité Sociale. Selon ses propres déclarations aux futurs cadres de la sécurité sociale : « C’est une révolution que nous voulons faire, c’est une révolution que nous ferons ».
60 ans plus tard, Simone Veil dira de cette révolution qu’elle a « dépassé les espérances » de son fondateur en instaurant une nouvelle forme de contrat social qui est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.

Car cette révolution, souvenons-nous, est bien celle d’une nouvelle citoyenneté que le mouvement de 1945 a fait naître, une « citoyenneté sociale » née de l’élan de solidarité issu de la Résistance.

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Ivry, ville messagère de la Paix, contre les violences du régime syrien !

Face à l'ampleur de la crise syrienne et des violences qui ont lieu, Rabah LACHOURI est intervenu au Conseil municipal du mois de mars 2012, en tant que conseiller municipal délégué aux relations internationales, pour le groupe communistes et partenaires.

Depuis le 15 mars 2011, le régime de Bachar al-Assad réprime par des assassinats un mouvement de contestation sans précédent. À l’appel des militants réclamant une véritable démocratie en Syrie, des milliers de personnes ont manifesté en réclamant plus de libertés, de droits et de démocratie. À cet appel, le régime d’al-Assad a répondu par la violence. Aujourd’hui, la situation sur le terrain est très grave. De violents combats perdurent, la répression aurait fait maintenant plus de 9 000 morts selon les chiffres avancés par l’ONU. Le Conseil de sécurité a prolongé le mandat de sa commission d’enquête en Syrie, lui demandant de dresser un relevé des violences flagrantes commises envers les droits de l’homme, ainsi qu’une évaluation du nombre de victimes qui ont pu survenir depuis mars 2011.

Sur le plan diplomatique, Monsieur Annan, émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, s’est rendu le week-end dernier en Russie et en Chine. Fidèles alliés de Damas, ces deux pays ont voté une déclaration à l’ONU appelant à l’arrêt des violences après avoir opposé leur veto à deux résolutions condamnant la répression. Pour la seconde fois, le Conseil des droits de l’homme a condamné les autorités syriennes pour leur politique de répressions massives et meurtrières du peuple syrien en exigeant de cesser les violences et de permettre un accès humanitaire. Il demande aussi l’ouverture d’un dialogue politique national pour éviter au pays qu’une guerre civile ne se prolonge.

Cependant, le Conseil de sécurité de l’ONU, instance de gouvernance mondiale, semble un peu plus tous les jours ne pas s’être adapté aux réalités mondiales contemporaines. Ni l’Afrique, ni l’Amérique du Sud n’y sont représentées. Les pays dits émergents comme l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud n’ont pas de reconnaissance au sein du Conseil de sécurité. Aussi, il serait à propos de donner plus de pouvoir à l’Assemblée Nationale des Nations unies en modifiant son mode de fonctionnement, notamment en permettant l’introduction de nouveaux pays entrants. Se dessinerait ainsi un plus juste équilibre de la représentativité internationale.

Ivry-sur-Seine, ville messagère de la Paix, a une conscience aiguë de la situation syrienne actuelle. Les événements dramatiques qui s’y déroulent nous amènent à dire notre profonde solidarité avec le peuple syrien dans son ensemble. Ivry-sur-Seine est favorable à toutes les initiatives portées par le mouvement associatif local, qu’elles permettent à la population de s’informer, de se mobiliser ou de concrétiser sa solidarité auprès des démocrates syriens.

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