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Mot clé - samedi matin

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Conseil municipal de l'opposition : modification de l'organisation des rythmes scolaires ?

Lors de ce conseil municipal de l'opposition, le groupe socialiste a présenté un projet de délibération revenant sur l'organisation des rythmes scolaires mise en place à Ivry, notamment fin du samedi matin et mise en place de TAP. Méhadée Bernard, maire adjointe en charge des politiques éducatives est intervenue pour le groupe Front de Gauche en rappelant l'évaluation en cours qui nécessite de la réflexion, du temps et la contribution de tous.

En préalable, j’aimerais rappeler notre opposition à cette réforme qui, derrière un vernis progressiste (évoqué d’ailleurs dans la délibération), n’est en réalité qu’une réforme austéritaire qui territorialise, transferts des charges et ouvre des portes à une privatisation de pans entiers de l’Education nationale. Il y a trois mois, nous discutions ici d’un vœu proposé par le groupe socialiste sur cette même question : autant dire tout de suite que nous n’avons pas changé d’avis ! Ce qui ne veut pas dire que nous n’évaluons pas, que nous n’avançons pas, que nous ne produisons pas d’améliorations.

Il convient sans doute de repartir des objectifs vers lesquels nous tendons à travers ce choix d’organisation générale, et qui sont développés dans le PEDT. Ce sont ces objectifs qu’il nous incombe et que nous commençons d’évaluer collectivement  :

  • Allonger le temps scolaire du matin et alléger celui de l’après-midi pour une meilleure correspondance avec les rythmes biologiques de l’enfant ;
  • Conserver une régularité dans les horaires favorisant la sécurité, la prise de repère pour les enfants et un fonctionnement équilibré ;  
  • Créer un accueil du soir en élémentaire jusqu’à 18h30 répondant aux besoins des familles, qui s’appuie sur l’expérimentation menée au sein de l’école Guy Môquet autour d’un projet partenarial entre enseignants et animateurs ;
  • Etendre la pause méridienne pour favoriser un repas dans de meilleures conditions, proposer des activités ludiques qui s’appuient sur un projet pédagogique du temps de l’interclasse, et prévoir un « retour au calme » pour favoriser l’entrée en classe dans des bonnes conditions.

Sur ce dernier point, la délibération présentée propose des modifications, en particulier l’instauration de TAP, une fausse bonne idée qui paraît même calquer sur Ivry quelque chose qui viendrait d’ailleurs.

- Comment lutter contre les « inégalités » avec des TAP qui sont par définition non obligatoires ?! A Ivry nous portons déjà les parcours culturels au travers de nos équipements (théâtre, cinéma, médiathèque) et la natation scolaire en allant bien au delà des préconisations. Cela concerne TOUS les élèves car organisés sur le temps scolaire, et l'année 2016 encrera les choses un peu plus avec une convention partenariale sur les parcours, si la Métropole nous en laisse les compétences et les moyens.

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Rythmes scolaires : expérimentation et évaluation à poursuivre..

Hier soir, au Conseil Municipal, un voeu du PS était proposé sur les rythmes scolaires. Marie Piéron est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche d'Ivry, pour rappeler le sens et les objectifs de l'organisation à Ivry. 1 an et demi d'expérimentation pour prendre le temps de l'évaluation, devant des bouleversements importants pour les élèves, les acteurs de l'école et les familles. 1 an et demi pour avancer ensemble pour un mieux d'école.

Le vœu qui nous est présenté ce soir, nous en partageons des éléments : mais dans sa forme, ses sous-entendus et certaines de ses conclusions, il n’est pas acceptable.

Tout d’abord, je voudrais rappeler notre opposition initiale à cette réforme des « rythmes scolaires » et plus globalement à la loi de refondation de l’école proposée par Vincent Peillon. Ces ambitions pourraient paraître nobles – « la réussite de tous les élèves » -, la réalité des orientations politiques et déclinaisons proposées l’est beaucoup moins. Je ne redirai pas ce soir tout ce qui nous a poussés dès 2013 à nous y opposer. Un seul élément, peut-être, une idée-phare : pourquoi donc, alors que l’école est en crise, de sens, de contenu et d’égalité, n’avoir pas réintroduit les 2h de classes supprimées en 2008 par Darcos ?! La réponse est simple : l’Education nationale n’en a pas les moyens, prise dans la tenaille des politiques d’austérité.

Alors, la réponse a été d’imposer cette réforme comme un transfert de charge vers les collectivités territoriales, en faisant glisser du temps scolaire sur le périscolaire, avec les conséquences que l’on connaît : une disparité incroyable entre les territoires. A ce titre, il est étonnant de parler de la « singularité du projet ivryen », à moins qu’il ne s’agisse uniquement du choix minoritaire du samedi matin comme demi-journée supplémentaire. Car, à la lecture des organisations retenues pour les 47 communes du Val-de-Marne, il y a de quoi se demander où est aujourd’hui l’unité nationale du temps de l’école ! Et c’est précisément ce que nous refusions au moment de la présentation du projet de loi : cette territorialisation de l’éducation.

Ce choix d’organisation, ainsi que tous les projets mis en place (amélioration de l’interclasse, mise en place d’atelier-étude le soir) n’ont pas été imposés sans tenir compte des avis. Sans polémiquer inutilement, la concertation ne s’est pas limitée aux trois questionnaires, mais à de multiples rencontres, débats, temps d’information, grands formats etc. Disons clairement les choses : elle a probablement été insuffisamment travaillée, biaisée par l’approche des élections municipales. En tout état de cause, la décision finale s’est appuyée sur l’ensemble des avis.

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Report de la réforme des rythmes scolaires à Ivry : pour une grande concertation sur l'école !

Tribune Ivry-Ma-Ville d'avril 2013. la question posée par notre groupe était : "Au Conseil municipal du 28 février, la municipalité s’est prononcée pour le report à la rentrée 2014 de l’application du décret modifiant les rythmes scolaires. Qu’en pensez-vous ? " .

Olivier Beaubillard répond :

La loi sur la refondation de l’école vient d’être votée. La réforme des rythmes scolaires fait partie de cette réforme globale. Le Conseil Municipal a décidé de la reporter en 2014.

Nous considérons que cette importante modification des rythmes doit être envisagée en lien avec la nécessaire réforme de l’école et surtout en réflexion et concertation avec l’ensemble des acteurs.

Car qui dit rythmes, dit programmes : « qu’enseigne-t-on ? ». Qui dit rythmes, dit pédagogie : « comment enseigne-t-on ? ». Et dit surtout élèves : « à qui enseigne-t-on ? ». Il est en effet difficile de défendre la fameuse « semaine des 4 jours et demi » sans se poser la question de la pédagogie et les moyens mis en place pour lutter contre les inégalités et l’échec scolaire, pour permettre la réussite de tous. Sans poser la question du contenu des programmes. Sans poser non plus la question des moyens, inégaux selon les territoires et les écoles, leurs ressources dans et hors de la classe.

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Pour une vraie réforme de l'école : une concertation à Ivry !

Le Conseil municipal du 28 février a voté à l'unanimité le report de la mise en place de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014. Depuis plusieurs semaines les élu-es communistes et partenaires travaillent sur la réforme et les problématiques de l'éducation.

Olivier Beaubillard, maire adjoint à la culture, s'est exprimé pour le groupe lors de ce conseil, rappelant notre volonté de reporter la réforme de l'école dans son intégralité et permettre une véritable concertation locale et nationale.


Nous débattons ce soir au sujet de la modification des rythmes scolaires,  premier volet du projet de « refondation de l’école de la république » proposé par Vincent Peillon. En effet, au vu des profonds bouleversements que cette réforme prévoit en termes de gestion et d’organisation scolaire à l’échelle communale comme pour la cohérence des projets éducatifs locaux, les villes peuvent faire la demande d’un report à la rentrée 2014 pour prendre le temps de la réflexion et de la concertation. C’est ce dont nous allons débattre.

Tout le monde s’accorde à dire qu’aujourd’hui, en France, il y a nécessité de réformer l’Education Nationale. On ne compte plus les enquêtes PISA, les rapports de l’OCDE, les dossiers des analystes, experts, chercheurs, enseignants, syndicats, partis politiques, associations qui mettent en lumière une véritable crise du système éducatif.

Les constats sont inquiétants et deux éléments peuvent l’illustrer :
- tout d’abord, jamais l’aggravation et la reproduction des inégalités n’a été aussi importante. Ces dix dernières années, elle est incontestable : l’enquête PISA, dernière en date, révèle qu’entre 2000 et 2010 le taux d’élèves en échec scolaire est passé de 15 à 20%. Dans la même ligne, le pourcentage de fils et filles d’ouvriers à l’université étaient, pour l’année 2010-2011, de 10,5%, ils étaient 14,5% en 2006. Il baisse à 6,5% dans les classes préparatoires, à 4,5% chez les doctorants, et à 2,2% dans les écoles de commerce. L’enquête précise également que la France est le pays de l’OCDE où cette aggravation est la plus forte.
- ensuite, comme Antoine Prost (Historien spécialiste de l’éducation) le rappelle dans un article tout récent du journal Le Monde, le niveau scolaire tend à baisser. Et quand on parle de « niveau », il s’agit précisément de la compréhension de la lecture en primaire. Entre 1987 et 1997, le taux de compréhension de la lecture était stable ; entre 1997 et 2007, le taux d’élève ayant des difficultés de compréhension en lecture est passé de 10 à 19%.
Cela va sans dire : la politique de casse de l’éducation nationale menée par la droite au gouvernement de 2002 à 2012 n’y est pas étrangère. Ces constats poussent à considérer une réforme de l’éducation nationale comme absolument nécessaire.

Dans ce cadre, le ministre a choisi d’avancer en premier sur la question de l’organisation du temps de classe, et plus globalement des « rythmes scolaires ». Et ce en partant d’un diagnostic globalement partagé, notamment par les chercheurs et les enseignants dans leur pratique quotidienne : une semaine mal équilibrée du fait, entre autres, de la disparition du samedi matin ce qui rend les journées de classe trop dense relativement aux programmes scolaires.

Ainsi, ces rythmes sont des facteurs d’aggravation des inégalités et de l’échec scolaire. Ils tendent à fragiliser, en premier, les élèves justement les plus en difficulté, principalement issus des familles les plus défavorisées et les moins diplômées.

Alors, pourquoi, devant ces constats, la modification des rythmes proposée par Vincent Peillon est tant contestable et contestée ?

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