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Mot clé - rythmes scolaires

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Collège Confluences pollué : enquête en cours en pleine rentrée scolaire

La question d'Ivry-ma-Ville du mois de septembre était posée par le groupe Alternative pour Ivry : « La situation du nouveau collège, positionné sur un ancien site pollué installation classée et ne pouvant ouvrir à la rentrée pour cause de pollution au mercure, est-elle compréhensible et acceptable ? ». Pour le groupe Front de Gauche, Méhadée Bernard a répondu sur ce point avant d'évoquer les conditions de la rentrée scolaire et les difficultés persistantes.

La réalité du territoire d’Ivry, notamment Ivry-Port, se comprend au regard de son passé industriel. Il a subi, comme de nombreuses communes de région parisienne, la présence d’industries polluantes que la Ville de Paris et les beaux quartiers de l’ouest ne voulaient pas héberger. De nombreux terrains sont pollués, à des degrés divers, au vu des normes aujourd’hui heureusement bien plus strictes.

Faudrait-il donc cesser toute construction ? Ou bien utiliser les savoirs faires et technologies nouvelles pour garantir une dépollution efficace et sûre ? Nous préférons cette seconde option, pour répondre aux besoins des habitants en veillant sans cesse aux conditions de sécurité ! 

Un ensemble de mesures de dépollution a  été pris. Au vue des résultats, la construction du collège a été autorisée par la Préfecture et l’Agence Régional de Santé. C’est durant la phase de travaux que des problèmes sont survenus. Alors, évidemment, cette pollution n’est pas acceptable ni compréhensible. C’est pourquoi  l’enquête en cours, initiée par la Sadev pour le compte du Conseil Départemental, devra statuer sur les responsabilités de chacun. Les opérations de dépollution nécessaires vont être effectuées pour que le collège puisse ouvrir en toute sécurité en 2016.

A propos

Septembre, c’est la rentrée des classes. Et avec elle son cortège de questions sur la situation des écoles d’Ivry, vu la crise du système éducatif.

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Conseil municipal de l'opposition : modification de l'organisation des rythmes scolaires ?

Lors de ce conseil municipal de l'opposition, le groupe socialiste a présenté un projet de délibération revenant sur l'organisation des rythmes scolaires mise en place à Ivry, notamment fin du samedi matin et mise en place de TAP. Méhadée Bernard, maire adjointe en charge des politiques éducatives est intervenue pour le groupe Front de Gauche en rappelant l'évaluation en cours qui nécessite de la réflexion, du temps et la contribution de tous.

En préalable, j’aimerais rappeler notre opposition à cette réforme qui, derrière un vernis progressiste (évoqué d’ailleurs dans la délibération), n’est en réalité qu’une réforme austéritaire qui territorialise, transferts des charges et ouvre des portes à une privatisation de pans entiers de l’Education nationale. Il y a trois mois, nous discutions ici d’un vœu proposé par le groupe socialiste sur cette même question : autant dire tout de suite que nous n’avons pas changé d’avis ! Ce qui ne veut pas dire que nous n’évaluons pas, que nous n’avançons pas, que nous ne produisons pas d’améliorations.

Il convient sans doute de repartir des objectifs vers lesquels nous tendons à travers ce choix d’organisation générale, et qui sont développés dans le PEDT. Ce sont ces objectifs qu’il nous incombe et que nous commençons d’évaluer collectivement  :

  • Allonger le temps scolaire du matin et alléger celui de l’après-midi pour une meilleure correspondance avec les rythmes biologiques de l’enfant ;
  • Conserver une régularité dans les horaires favorisant la sécurité, la prise de repère pour les enfants et un fonctionnement équilibré ;  
  • Créer un accueil du soir en élémentaire jusqu’à 18h30 répondant aux besoins des familles, qui s’appuie sur l’expérimentation menée au sein de l’école Guy Môquet autour d’un projet partenarial entre enseignants et animateurs ;
  • Etendre la pause méridienne pour favoriser un repas dans de meilleures conditions, proposer des activités ludiques qui s’appuient sur un projet pédagogique du temps de l’interclasse, et prévoir un « retour au calme » pour favoriser l’entrée en classe dans des bonnes conditions.

Sur ce dernier point, la délibération présentée propose des modifications, en particulier l’instauration de TAP, une fausse bonne idée qui paraît même calquer sur Ivry quelque chose qui viendrait d’ailleurs.

- Comment lutter contre les « inégalités » avec des TAP qui sont par définition non obligatoires ?! A Ivry nous portons déjà les parcours culturels au travers de nos équipements (théâtre, cinéma, médiathèque) et la natation scolaire en allant bien au delà des préconisations. Cela concerne TOUS les élèves car organisés sur le temps scolaire, et l'année 2016 encrera les choses un peu plus avec une convention partenariale sur les parcours, si la Métropole nous en laisse les compétences et les moyens.

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Le 21 mai : un Conseil Municipal de l'opposition !

Jeudi 21 mai, le Conseil Municipal sera exceptionnellement consacré à l'opposition : chaque groupe de l'opposition peut proposer 3 délibérations travaillées avec les services municipaux. Cette opportunité, inscrite dans notre règlement intérieur, est assez unique en France. Encore faut-il que chaque groupe de l'opposition s'implique, avec sérieux, ce qui n'est pas forcément le cas à la vue de l'ordre du jour...

Ordre du jour du prochain Conseil : 

DEMOCRATIE - POINT A
Organisation d’un référendum local en vue de la création d'une police municipale à Ivry-sur-Seine
Sur la proposition du groupe "L'Alternative pour Ivry" - Rapporteur : Sébastien Bouillaud

ESPACES PUBLICS - POINT B
Règlementation de l'occupation et usage de l'espace public
Sur la proposition du groupe socialiste - Rapporteur : Alexandre Vallat Siriyotha

DOMAINE PUBLIC - POINT C
Proposition de changement de dénomination de la cité Marat en cité Charlotte Corday
Sur la proposition du groupe "L'Alternative pour Ivry" - Rapporteur : Marie Andria

DEMOCRATIE - POINT D
Simplification des démarches administratives et
citoyennes. Instauration d’un « guichet citoyen »
Sur la proposition du groupe socialiste - Rapporteur : Sandrine Bernard

DISPOSITIONS ORGANIQUES - POINT E
Office public de l'habitat (OPH)
Modification de la délibération du 10 avril 2014 : Nouvelle désignation des membres du Conseil municipal
Sur la proposition du groupe "L'Alternative pour Ivry" - Rapporteur : Régis Leclercq

ENSEIGNEMENT - POINT F
Modification du projet éducatif de territoire (PEDT)
Sur la proposition du groupe socialiste - Rapporteur : Sigrid Baillon

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Rythmes scolaires : expérimentation et évaluation à poursuivre..

Hier soir, au Conseil Municipal, un voeu du PS était proposé sur les rythmes scolaires. Marie Piéron est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche d'Ivry, pour rappeler le sens et les objectifs de l'organisation à Ivry. 1 an et demi d'expérimentation pour prendre le temps de l'évaluation, devant des bouleversements importants pour les élèves, les acteurs de l'école et les familles. 1 an et demi pour avancer ensemble pour un mieux d'école.

Le vœu qui nous est présenté ce soir, nous en partageons des éléments : mais dans sa forme, ses sous-entendus et certaines de ses conclusions, il n’est pas acceptable.

Tout d’abord, je voudrais rappeler notre opposition initiale à cette réforme des « rythmes scolaires » et plus globalement à la loi de refondation de l’école proposée par Vincent Peillon. Ces ambitions pourraient paraître nobles – « la réussite de tous les élèves » -, la réalité des orientations politiques et déclinaisons proposées l’est beaucoup moins. Je ne redirai pas ce soir tout ce qui nous a poussés dès 2013 à nous y opposer. Un seul élément, peut-être, une idée-phare : pourquoi donc, alors que l’école est en crise, de sens, de contenu et d’égalité, n’avoir pas réintroduit les 2h de classes supprimées en 2008 par Darcos ?! La réponse est simple : l’Education nationale n’en a pas les moyens, prise dans la tenaille des politiques d’austérité.

Alors, la réponse a été d’imposer cette réforme comme un transfert de charge vers les collectivités territoriales, en faisant glisser du temps scolaire sur le périscolaire, avec les conséquences que l’on connaît : une disparité incroyable entre les territoires. A ce titre, il est étonnant de parler de la « singularité du projet ivryen », à moins qu’il ne s’agisse uniquement du choix minoritaire du samedi matin comme demi-journée supplémentaire. Car, à la lecture des organisations retenues pour les 47 communes du Val-de-Marne, il y a de quoi se demander où est aujourd’hui l’unité nationale du temps de l’école ! Et c’est précisément ce que nous refusions au moment de la présentation du projet de loi : cette territorialisation de l’éducation.

Ce choix d’organisation, ainsi que tous les projets mis en place (amélioration de l’interclasse, mise en place d’atelier-étude le soir) n’ont pas été imposés sans tenir compte des avis. Sans polémiquer inutilement, la concertation ne s’est pas limitée aux trois questionnaires, mais à de multiples rencontres, débats, temps d’information, grands formats etc. Disons clairement les choses : elle a probablement été insuffisamment travaillée, biaisée par l’approche des élections municipales. En tout état de cause, la décision finale s’est appuyée sur l’ensemble des avis.

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Rythmes scolaires : Non à la suppression du fonds d'amorçage !

Nous ne le redoutions, nous l'annoncions il y a plus d'un an déjà : on nous disait méfiants, voire malhonnêtes. Voilà que le couperet est tombé dans le Projet de Loi de Finance 2015 : le fonds d'amorçage pour aider les communes à financer la mise en place de la réforme des rythmes scolaires est supprimé ! Les élu-es Front de Gauche d'Ivry ne lâcheront rien !

Communiqué de l'Association des Maires de France - Financement des rythmes scolaires : les maires de France consternés ! 

Les déclarations du gouvernement avaient annoncé la reconduction du fonds d’amorçage des rythmes scolaires pour l’année 2015-2016. Or, le PLF 2015 dans son article 55, ne prévoit qu’une reconduction partielle réservée aux seules « communes en difficulté »*. Les Maires de France sont consternés par cet article dont ils veulent la modification.

Pourtant, comme l’a répété l’AMF depuis l’annonce de la réforme, la pérennisation du fonds d’amorçage pour les 23 300 communes ayant une école est une revendication majeure des maires qui ont besoin, dans le contexte des réductions des dotations de l’Etat, de ce financement pour organiser dans la durée les nouvelles activités périscolaires.

Cette réforme, dont on sait mieux apprécier le coût maintenant qu’elle est généralisée, demande aux communes en moyenne 200 € par élève, ce montant ne comprenant pas les investissements qui devront être engagés dans de nombreuses communes confrontées à des problèmes de locaux.

Les financements de la CAF réservés aux seules communes ayant la capacité de mettre en place des accueils de loisirs déclarés, nécessairement plus coûteux que les ateliers ou les garderies, ne pourront pallier l’absence de l’aide de l’Etat. La gratuité des activités proposées sera remise en cause comme l’ambition de proposer des activités de qualité.

L’AMF qui s’était engagée à être particulièrement vigilante sur le maintien de cette aide, demande au gouvernement et aux parlementaires d’amender l’article 55 du PLF pour donner au fonds d’amorçage un caractère durable et général et pour lui affecter des crédits permettant de l’adapter au coût de la réforme.

Elle a demandé à être reçue sans délai par la ministre de l’Education nationale.

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Rythmes scolaires : nous voulons mieux d'école pour Ivry !

Après un an et demi de débats à Ivry, la question de l'organisation des temps scolaires était à l'ordre du jour du Conseil Municipal. Méhadée Bernard, nouvellement en charge de l'enseignement et des politiques éducatives, a présenté le choix de la municipalité non sans rappeler notre opposition à une réforme qui territorialise l'éducation et ne préfigure en rien la nécessaire "refondation de l'école".


Ce n’est pas la première fois que nous abordons dans cette enceinte la question liée à la « refondation de l’école de la République », et à travers elle le décret autour des rythmes scolaires.

Avec l’élection de François Hollande en mai 2012, parce que nous sommes des femmes et des hommes de gauche, nous attendions un grand débat national pour une véritable réforme de l’école à la hauteur des enjeux. Je ne vous infligerais pas ce soir l’histoire de l’Education Nationale en France et de sa casse systématique par les gouvernements successifs, et notamment par ceux dirigés par la droite qui n’ont eu de cesse que de décrédibiliser les enseignants, réduire les moyens et ainsi détruire peu à peu le sens de l’école publique.

Alors, oui, avec l’arrivée de Hollande et de Peillon, nous attendions autre chose. Nous attendions des mesures nationales, pour la réussite de tous. Nous attendions une réforme des programmes, sur le fond. Nous attendions des mesures pour la formation des maîtres. Nous attendions de l’ambition pour faire reculer l’échec scolaire, avec le redéploiement des RASED (Réseau d’Aide Spécialisé aux Elèves en Difficulté). Nous attendions une redéfinition des Zones d’Education Prioritaire et de leurs moyens. Nous attendions un retour des 2h supprimées par Darcos en 2008. Nous attendions tant. Mais non, Hollande a choisi un tout autre chemin, le chemin vers la territorialisation, le chemin vers la régionalisation de l’école de la République, le chemin vers le démantèlement du principal service public républicain.

Avec le décret Peillon, conforté par Benoît Hamon, les villes se voient dans l’obligation de réorganiser les temps de l’enfant, et au passage de toute la communauté éducative, enseignants compris. En somme, de faire le boulot à la place de l’Etat. Chaque ville, chaque village aura sa propre organisation, feu le Ministère de l’Education Nationale, vive le Ministère de l’Education. J’entends déjà des chuchotements dans les rangs de l’opposition : « la majorité nous bassine avec ces accusations contre le gouvernement, c’est toujours de la faute des autres ». Et bien ne vous en déplaise, nous continuerons à nous battre pour que l’Etat assume ses fonctions et ses missions, et l’Education Nationale en est une.

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Rythmes scolaires : pour la suspension du décret !

Un voeu du NPA était présenté au dernier Conseil Municipal, concernant les rythmes scolaires et demandant l'annulation du décret. Fabienne Oudard est intervenue pour le groupe des élus communistes et partenaires, rappelant notre opposition à cette réforme en l'état, et notre volonté de poursuivre le débat le plus largement possible pour que tous s'emparent de cet enjeu fondamental : l'avenir de l'éducation nationale en France. Le voeu a été voté à une courte majorité.

Tout d'abord, je voudrais saluer ici la clarté du vœu proposé par Serge, la justesse des demandes qui sont formulées et proposées au vote de notre conseil municipal.
Depuis la parution du décret sur les rythmes scolaires et le lancement de la loi de refondation de l'école, nous n'avons cessé, nous communistes et tous les partenaires de gauche, de tenir les deux bouts du problème posé par ces textes et très bien développé dans ce vœu :
  • D'un côté, après dix ans de casse de l'éducation nationale par la droite au pouvoir et ses volontés de libéralisation, de privatisation de l'école, une réforme était plus qu'attendue et nécessaire : il fallait inverser la tendance de destruction de ce bien commun qu'est l'éducation. Les annonces, le discours tenu comme certaines propositions étaient donc bienvenues, inutile de les citer, tout est dit dans ce vœu.
  • De l'autre, en travaillant sur cette réforme et ce qu'elle engageait, derrière des avancées, ou pourrions nous dire un arrêt des reculades, un certain nombre de faille nous sont apparues.
Elles se confirment aujourd'hui.

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Pour une réforme de l'école à la hauteur de nos exigences, continuons le débat !

Hier, lors du conseil municipal, Sandrine Bernard a fait un bilan de cette rentrée scolaire 2013. Après un éloge du gouvernement et de la réforme du Ministre Vincent Peillon, Romain Marchand est intervenu, au nom du groupe communistes et partenaire.

Il a rappelé que tout n'est pas "rose" en cette rentrée, notamment à Ivry, et que cette réforme est loin de satisfaire les exigences d'une véritable "refondation de l'école" tant attendue !

Chers collègues,

Cette rentrée, plus que les autres, est l’occasion de parler de l’Ecole avec un grand E, et nous nous en félicitons. C’est en effet la première véritable rentrée scolaire du gouvernement de gauche depuis la séquence électorale de 2012 ; c’est également la première rentrée depuis l’adoption, en juillet dernier, de la « loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République », portée par le ministre Vincent Peillon.

C’est dire à quel point cette rentrée est attendue, par toutes celles et ceux qui, ayant les valeurs fondamentales de la gauche chevillées au corps, n’en pouvaient plus des Ferry, Fillon, Darcos et autre Chatel : ces gens-là, dix années durant, ont massacré l’école, ils ont supprimé des postes par dizaines de milliers, ils ont supprimé les IUFM, ils ont quasiment supprimé les RASED, ils ont supprimé une demi-journée d’école dans la semaine, ils ont supprimé un à un tous les moyens humains supplémentaires dans les écoles… bref, ils ont promu une logique de dégradation du service public d’éducation nationale, renvoyant chacun dos à dos – l’enfant, les parents, l’enseignant – chacun étant responsable de sa propre réussite ou de son propre échec.

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Réforme du temps scolaires : il faut un débat le plus large possible à Ivry

Tribune Ivry-Ma-Ville de juillet-août 2013. La question posée par le groupe Gauche Radicale, Ecologiste, Citoyenne et Socialiste  était : "La municipalité a engagé un vaste débat sur la réforme des rythmes scolaires. Celle-ci doit être effective à la rentrée 2014. Comment faire à Ivry pour continuer à maintenir, développer les activités périscolaires, artistiques et culturelles en direction de nos enfants ?".

Fabienne Oudard répond pour les élu-es communistes et partenaires * :

Le débat sur la réforme des temps scolaires, promulguée par décret, est engagé à Ivry. Plusieurs rencontres ont permis de partager la nécessité de modifier durablement l’organisation du temps de classe et des activités périscolaires.

Dans le même temps, elles ont toutes suscité des interrogations, fait remonter des inquiétudes légitimes, tant chez les professionnels du monde éducatif – professeurs, animateurs, ATSEM – que chez les parents.

Inquiétudes, tout d’abord, parce que le décret est volontairement ouvert sur les cadres d’organisation des nouveaux temps scolaires, à savoir les 3h libéré dans la semaine et transféré à une demi-journée supplémentaire. Travaillera-t-on le mercredi ou le samedi matin ? La pause méridienne sera-t-elle allongée ? Les enfants finiront-ils plus tôt tous les jours ? Autant de questions ouvertes que le décret laisse à l’appréciation des Projet Educatif De Territoire à construire, au risque d’aboutir à de grandes disparités territoriales.

Inquiétudes, ensuite, sur les moyens mis à disposition par l’Etat, et la répartition des charges entre Education Nationale et collectivités territoriales, dans un contexte de restriction des budgets et des dotations aux collectivités.

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Pour une vraie réforme de l'école : une concertation à Ivry !

Le Conseil municipal du 28 février a voté à l'unanimité le report de la mise en place de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014. Depuis plusieurs semaines les élu-es communistes et partenaires travaillent sur la réforme et les problématiques de l'éducation.

Olivier Beaubillard, maire adjoint à la culture, s'est exprimé pour le groupe lors de ce conseil, rappelant notre volonté de reporter la réforme de l'école dans son intégralité et permettre une véritable concertation locale et nationale.


Nous débattons ce soir au sujet de la modification des rythmes scolaires,  premier volet du projet de « refondation de l’école de la république » proposé par Vincent Peillon. En effet, au vu des profonds bouleversements que cette réforme prévoit en termes de gestion et d’organisation scolaire à l’échelle communale comme pour la cohérence des projets éducatifs locaux, les villes peuvent faire la demande d’un report à la rentrée 2014 pour prendre le temps de la réflexion et de la concertation. C’est ce dont nous allons débattre.

Tout le monde s’accorde à dire qu’aujourd’hui, en France, il y a nécessité de réformer l’Education Nationale. On ne compte plus les enquêtes PISA, les rapports de l’OCDE, les dossiers des analystes, experts, chercheurs, enseignants, syndicats, partis politiques, associations qui mettent en lumière une véritable crise du système éducatif.

Les constats sont inquiétants et deux éléments peuvent l’illustrer :
- tout d’abord, jamais l’aggravation et la reproduction des inégalités n’a été aussi importante. Ces dix dernières années, elle est incontestable : l’enquête PISA, dernière en date, révèle qu’entre 2000 et 2010 le taux d’élèves en échec scolaire est passé de 15 à 20%. Dans la même ligne, le pourcentage de fils et filles d’ouvriers à l’université étaient, pour l’année 2010-2011, de 10,5%, ils étaient 14,5% en 2006. Il baisse à 6,5% dans les classes préparatoires, à 4,5% chez les doctorants, et à 2,2% dans les écoles de commerce. L’enquête précise également que la France est le pays de l’OCDE où cette aggravation est la plus forte.
- ensuite, comme Antoine Prost (Historien spécialiste de l’éducation) le rappelle dans un article tout récent du journal Le Monde, le niveau scolaire tend à baisser. Et quand on parle de « niveau », il s’agit précisément de la compréhension de la lecture en primaire. Entre 1987 et 1997, le taux de compréhension de la lecture était stable ; entre 1997 et 2007, le taux d’élève ayant des difficultés de compréhension en lecture est passé de 10 à 19%.
Cela va sans dire : la politique de casse de l’éducation nationale menée par la droite au gouvernement de 2002 à 2012 n’y est pas étrangère. Ces constats poussent à considérer une réforme de l’éducation nationale comme absolument nécessaire.

Dans ce cadre, le ministre a choisi d’avancer en premier sur la question de l’organisation du temps de classe, et plus globalement des « rythmes scolaires ». Et ce en partant d’un diagnostic globalement partagé, notamment par les chercheurs et les enseignants dans leur pratique quotidienne : une semaine mal équilibrée du fait, entre autres, de la disparition du samedi matin ce qui rend les journées de classe trop dense relativement aux programmes scolaires.

Ainsi, ces rythmes sont des facteurs d’aggravation des inégalités et de l’échec scolaire. Ils tendent à fragiliser, en premier, les élèves justement les plus en difficulté, principalement issus des familles les plus défavorisées et les moins diplômées.

Alors, pourquoi, devant ces constats, la modification des rythmes proposée par Vincent Peillon est tant contestable et contestée ?

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