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Géothermie à Ivry Confluences : la transition écologique s'engage !

Lors de ce Conseil municipal, un point était à l'ordre du jour sur le projet de géothermie lancé dans le cadre de la ZAC Ivry Confluences. L'occasion pour Fanny Sizorn, au nom du groupe des élu-es Front de gauche d'Ivry, de souligner notre engagement pour une transition écologique et énergétique s'appuyant sur des ambitions sociales fortes et faisant jouer la solidarité de territoire pour tou-te-s les Ivryen-ne-s.



Cette année, Paris accueille la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Cet évènement a le mérite d’engager un débat à tous les niveaux, tout le monde y va de sa pancarte au slogan écolo. Cette année, tout le monde veut sauver le climat … enfin, faisons preuve de lucidité sur cet évènement qui est en partie financé par les champions de la pollution. Clairement, l'avenir du climat ne dépend pas seulement, et heureusement d’ailleurs, de ces négociations de l'ONU. C’est en étant conscient que c’est bel et bien le système que nous devons changer et non le climat que nous sauverons notre planète.

Par exemple, en négociant les accords Tafta (avec les Etats-Unis) et Ceta (avec le Canada), l'UE sacrifie les exigences climatiques au nom de la compétitivité. Quand François Hollande annonce dans la même phrase qu'il espère la signature d'un accord commercial historique entre l'Union européenne et les Etats-Unis et qu’il souhaite également un accord historique sur le climat à Paris, il y a clairement un historique de trop.

En fait, comme pour toutes les grandes victoires sociales, la transition écologique sera le fruit d'un rapport de force social et politique de longue haleine. C'est par les innovations sociales et écologiques mises en œuvre dans nos quartiers et nos territoires pour vivre mieux, pour habiter mieux, pour manger mieux, etc que nous construisons le monde de demain. Et aussi par des politiques publiques, portées largement, en s’appuyant sur celles qui existent déjà, localement. Nous devons continuer et renforcer ces processus. C’est ce que nous nous efforçons de faire à Ivry. Dans notre ville, on est bien loin d’un certain discours qui se contente de culpabiliser les individus tout en s’abstenant de souligner la responsabilité majeure du productivisme qui exploite les plus précaires et pillent les pays du Sud. Nous refusons l’écologie de salon coupée des classes populaires, sans critique sérieuse de l’économie mondialisée, dépourvue de vision sociale et dès lors d’efficacité environnementale.

Le projet présenté ce soir fait suite à une réflexion de plusieurs années. En 2009, il y a eu le « Plan patrimonial énergétique », en 2011 l’adoption du plan Climat énergie et la décision de créer un réseau de chaleur alimenté par de la géothermie sur Confluences. Dès le printemps 2016, les travaux permettront la desserte énergétique de la ZAC Confluence assurée à plus de 50% par une ressource issue de la géothermie profonde. S’y ajoutera l’alimentation du réseau du Centre ville, la cité Pierre et Marie Curie et le secteur ZAC du plateau à plus de 50% par de l’énergie renouvelable et de la récupération.

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Charte de l'égalité homme/femme : on avance !

Egalement à l'ordre du jour du Conseil Municipale d'hier soir, la signature de la Charte européenne de l'égalité homme/femme dans la vie locale. Une réelle avancée sur un sujet porté depuis longtemps à Ivry de lutte contre le sexisme, les violences faites aux femmes et tendre vers l'égalité. Bahri Sebkhi est intervenu, au nom du groupe Front de Gauche, pour tracer des perspectives d'actions sur ce chemin encore long.



Récemment, sur des panneaux publicitaires dans la Ville, on a pu voir figurer plusieurs publicités. C’était à l’approche du salon de l’automobile 2014, à Paris, une campagne pour un nouveau site de rencontre. L’idée est simple : se servir de ce rendez-vous des plus belles voitures, a priori apprécié par un public masculin.
4 publicités scandaleuses, profondément sexistes.
Voici les slogans : « Préférez-vous une berline allemande ou une berlinoise ? » / «  Les Françaises aussi ont de belles carrosseries » /« Une belle italienne n’a pas nécessairement 4 roues ». Et la palme : « Pas besoin d’aller au salon de l’auto pour tester les nouveaux modèles ».

Alors voilà à quoi se résume une femme : à une voiture ! Carrosserie, berline, modèle à essayer, tout y est. C’est le règne instauré de la « femme-objet » : elle est définitivement désignée comme tel ! Pire : on bascule dans la « femme-jouet ». Gros seins, fesses arrondies, robes moulantes, cheveux longs et détachés, passe encore, on connaissait.
Mais que dire de cette 4e publicité qui montre une femme « prise » à l’arrière d’une voiture, comme on essayerait la nouvelle Clio ?! Que sera donc la prochaine étape : un site de tunning pour femme ? Rajoutez lui des gros seins, gonflez lui les lèvres, raffermissez lui les fesses…  Et après, un site de test aussi ?! 

C’est une véritable violence faite aux femmes, qui montre à quel point nous sommes loin du compte dans le dépassement du patriarcat, dans l’égalité des sexes.
Au lieu de se concentrer à faire la guerre aux femmes voilées, et créer des lois qui vise d’abord les femmes, et devrait aboutir à exclure les plus vulnérables d’entre elle du monde du travail, comme si elles étaient de trop dans cette société, la République ferait bien mieux de regarder aussi ce qui se passe et s’affiche sous ses yeux, dans ses rues, sur le petit et le grand écran, dans les entreprises, les services publics, et d’agir pour que les inégalités de droits et de traitement entre les hommes et les femmes soient enfin abolies, en acte !

Simone de Beauvoir  a dit : «N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.» A Ivry, cela fait longtemps que la lutte contre le sexisme, contre toutes les discriminations d’ailleurs, est définie comme une cause majeure. Une délégation du Maire existe, portée aujourd’hui par Bozena. Depuis plusieurs années, un poste de chargé de mission a été créé pour travailler, avec tous les services, à organiser des actions de sensibilisation, d’information, de commémoration dans le cadre de journées nationales ou européennes, en direction des Ivryennes et des Ivryens.

Même s’il y a plein de domaines où l’on peut encore progresser. Par exemple contre les violences faites aux femmes, trop mal connues et prévenues. Dans la sensibilisation, aussi, des jeunes notamment. Il pourrait y avoir plus de travail avec les écoles, les collèges et les lycées.

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Débat d'Orientation Budgétaire : ne nous laisson pas tondre !

Hier soir, le Conseil Municipal était notamment consacré au débat d'orientation budgétaire. L'occasion, pour le groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry, de rappeler la nécessaire bataille budgétaire à mener devant la politique d'austérité dramatique imposée par le gouvernement. Avec une petite surprise : un duo d'intervenante ! Sarah Misslin et Ouarda Kirouane.

Notre ville est une « ville-monde ». Riche de son dynamisme, de sa population, riche de sa volonté toujours plus forte d’améliorer le « bien vivre ensemble ». Cette volonté est portée par ses élu-e-s, ses agents du service public et par ses citoyens. A Ivry on peut s’épanouir, se rencontrer, se cultiver, travailler, grandir. A Ivry nous avons la vie au cœur. L’Etat, dans ses grandes heures de la décentralisation des pouvoirs et des services publics vers le local avait aidé notre volonté à se réaliser. Ce principe de transfert de charges et de compétences se doublait alors d’un principe de compensation. Deux leviers leur étaient assurés :

  • D’une part, les entreprises contribuaient par la taxe professionnelle au développement du cadre de vie dont elles et leurs salariés bénéficiaient ;
  • D’autre part, l’Etat compensait ce déplacement de l’action publique vers les collectivités par des dotations de compensation, de fonctionnement.

Mais depuis quelques temps, les coups de rabot se font de plus en plus durs pour les collectivités locales. En 2008 pour la première fois, le gouvernement choisit  d’indexer les compensations sur la seule inflation et non plus sur la croissance. Puis, en 2010,  Sarkozy décide de supprimer la taxe professionnelle, seule source de recettes fiscales liée aux entreprises avec un système de compensation de l’Etat  indexé sur les recettes de 2010. Autrement dit, le développent de l’activité économique sur le territoire des communes ne rapportera plus rien.
En 2011 gel des dotations de compensation aux collectivités ; puis en 2012, Hollande prend la suite, maintient le gel avant d’accélérer le processus en 2014 avec une baisse des concours de l’Etat de 1,5 Milliards d’euros. Et pour la période 2015-2017, ce sera 11 milliards en moins !

Cette politique, c’est celle de l’austérité ! C’est laisser croire que l’Etat, donc la puissance publique, vit au-dessus de ses moyens, que le déficit public et la dette sont insoutenables, que les collectivités territoriales sont trop dépensières et creusent le déficit et la dette. Nous assistons à une litanie de discours idéologiques : car, oui, le libéralisme, le capitalisme tout comme le réalisme et le pragmatisme sont des idéologies !

Mais des voix différentes s’élèvent, tout aussi sérieuses, tout aussi expertes et qui peinent à pouvoir s’exprimer : celles des économistes atterrés, d’Attac, et d’une myriade de progressistes. C’est la nôtre, également. Nous le redisons ce soir avec force : l’austérité n’est pas un principe de gestion, c’est l’un des outils de mise en place d’un véritable projet de société. L’austérité n’est pas imposée à tout le monde, quand il y a en France toujours plus de millionnaires et milliardaires et toujours plus de pauvres. Le rapport de force est en faveur des banques et des spéculateurs. Mais les peuples doivent se faire entendre comme en Grèce où Siriza est un espoir autant que le début d’une lutte. La justice est aujourd’hui plus encore une nécessité. N’oublions pas que près de la moitié de notre dette correspond aux intérêts de la dette !

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Charlie Hebdo : et après, que fait-on ?

Hier soir, au Conseil Municipal, l'ordre du jour a été quelque peu modifié : chaque groupe politique a pu s'exprimer sur les événements dramatiques de ce début d'année.

Mehdi Mokrani est intervenu pour le groupe Front de Gauche.

« Quand est-ce qu’on y arrive ? Là où le bonheur désaltère, où le futur se construit, sans cris, sans mecs à terre ? ».


Si je commence cette intervention par cette citation d’IAM, c’est parce que je crois que notre peuple, notre pays, notre République, doit ouvrir une nouvelle page de son histoire. Les actes immondes, intolérables, insoutenables, qui ont secoué nos consciences et notre croyance en notre capacité à faire société ne doivent pas atteindre leur but. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’obscurantisme est comme tous les fascismes, il cherche la désorganisation, l’isolement, la peur, le recul de nos intelligences individuelles et collectives. Il cherche à nous rendre individuellement stérile, et collectivement vulnérables pour installer son fantasme totalitaire.

Nous avons aujourd’hui une responsabilité. Les élus de la République, de l’Elysée à notre conseil municipal ont une responsabilité. Les acteurs économiques, les institutions de tout genre ont une responsabilité. Les militants, ceux qui animent chaque jour le débat citoyen qu’ils soient des militants politiques, associatifs ou syndicaux ont une responsabilité. Les institutions religieuses ont une responsabilité. Les citoyens, tous ceux qui composent le peuple de France ont une responsabilité.

L’émergence inquiétante des fascismes, de la tuerie de Charlie hebdo au nom d’un islam qui n’aura jamais été tant trahi, de l’obscurité qui a entouré les manifs pour tous qui ont cru pendant des semaines et des mois expliquer à la société comment il fallait vivre, comment il fallait élever des enfants, comment il fallait faire l’amour également, de la victoire aux élections européennes du Front National de Marine Le Pen qui entremêle quotidiennement son positionnement anti-système à des revendications nauséabondes, peine de mort, stigmatisation aigüe et odieuse de l’étranger, de l’immigré, à la médiatisation sans précédent de penseurs sionistes ou islamophobes, à l’image de Houellebeck, Zeymour ou Finkelkraut, nous n’avons jamais tant été agressés, bafoués, pris pour des débiles, des assistés de la pensée.

Il faut dire que le terrain n’a jamais été aussi favorable. L’émergence des fascismes de toute nature, et surtout leur rapprochement, car sous couvert  de revendications différentes, voire opposées, ils servent les mêmes intérêts, les mêmes objectifs, ceux de casser le progrès pour laisser triompher la haine et de supprimer les libertés individuelles au profit d’un fantasme totalitaire.

Ce terrain favorable, c’est celui que Gramsci a décrit dans une citation effrayante d’actualité. « La crise, c’est quand le vieux monde se meurt, quand le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur, surgissent les monstres ». Citation aussi effrayante qu’elle porte en elle l’inexorable mouvement humain qui doit mener au progrès et à l’émancipation.

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La CASA dans la tourmente de la réforme territoriale

Dernier point à l'ordre du jour du Conseil Municipal : point d'étape sur la CASA. En plein débat sur la réforme territoriale,  menée au pas de course, l'avenir de notre communauté d'agglomération est essentiel.
Fanny Sizorn, co-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry, est intervenue pour rappeler l'urgence démocratique et citoyenne face au coup d'état en cours.


Cela fait maintenant deux ans que notre communauté d’agglomération Seine Amont existe. Deux années, c’est beaucoup et en même temps, c’est si peu.

Si peu au regard des bouleversements que cela génère dans le fonctionnement politique, mais aussi administratif. Pourtant, d’ores et déjà, de grands chantiers ont été lancés. Je pense à la définition d’un PLH (plan local de l’habitat) intercommunal, du lancement du forum pour le développement économique et l’emploi, le partenariat pour l’emploi avec la société du Grand Paris, le partenariat avec le MAC/VAL entre autres.

Je tiens vraiment à saluer, non pas par esprit de Noël, mais par sympathie pour vous tous, l’ensemble des élus qui siègent à la communauté d’agglomération, les vice-présidents, l’administration de la ville et l’administration de la CASA pour le travail mené, pour les documents qui nous sont transmis ce soir et qui sont représentatifs de tous les efforts au service de notre territoire.

Quand on a dit cela, une fois le bilan des réalisations faites avec ces rapports, on peut, on ne doit pas évincer le bilan démocratique. Évidemment, pour la CASA, il y a encore le temps de l’appropriation collective qui est en cours, appropriation collective pour nous élus, mais aussi pour les habitants.

Mais globalement, parlons de ce que représente l’intercommunalité dans le paysage administratif national. L’intercommunalité s’est imposée comme une institution majeure dans la gestion des affaires territoriales. Pourtant, nous sommes plusieurs à l’avoir dit ce soir, elle demeure mal connue des citoyens. Que ça soit CASA ou pas CASA, l’intercommunalité, c’est vraiment encore quelque chose de compliqué. Et au regard de la commune qui représente toujours la cellule de base de la démocratie locale, nous devons vraiment nous questionner sur le fonctionnement que nous devons avoir en interne et avec les élus qui siègent à la CASA, pour plus de transmission d’informations avec l’assemblée que nous sommes, mais aussi avec les citoyens.

Les intercommunalités fonctionnement bien trop souvent dans une grande opacité pour les habitants. Le débat démocratique est souvent confisqué au profit d’une technicisation de l’action publique et certaines interventions, excusez-moi de le dire, ont été révélatrices de cette technicité qui des fois peut effrayer surtout à une heure tardive.

Aujourd’hui, nous essayons tant bien que mal de transmettre les informations, de les rendre les plus accessibles possible. Mais demain, dans la super CASA, dans le super territoire, dans cette super métropole, tout ça qui n’a de super vraiment que le nom, comment allons-nous réussir à mieux faire vivre la démocratie ?

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