Ivry - élu-e-s Front de Gauche Espace d'expression des élu-es Front de Gauche d'Ivry-sur-Seine

Mot clé - droit au logement

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Création d'une commission tripartite pour le logement social à Ivry !

Lors du dernier Conseil Municipal a été votée la création d'une commission tripartite pour le logement social comprenant des élu-es, des associations engagées et des demandeurs de logement. C'était un engagement du programme municipal. Fanny Sizorn est intervenue, au nom des élu-es Front de Gauche, pour rappeler que le vrai problème, particulièrement pour le logement social, est celui de l'offre.


La création d’une commission tripartite est un engagement politique fort. Parce que la question du logement est une question démocratique et populaire, elle doit être l’affaire de toutes et tous. La composition de cette commission en est l’expression :
•    Des élu-e-s issu-e-s de tous les groupes politiques du conseil municipal,
•    Des associations agissant pour le droit au logement et la lutte contre l’exclusion,
•    Des demandeurs de logements, tirés au sort sur la base du volontariat, parce que ce sont eux les destinataires de nos politiques publiques.

L’objectif est bien de construire ensemble les orientations de notre politique de logement social. Refixer collectivement si besoin les règles et les critères d’attribution, et ainsi répondre à notre volonté sans cesse renouvelée d’équité et d’impartialité d’attribution des logements sociaux.

Mais n’oublions que le problème premier reste celui de l’offre de logement avec près de 4 millions de personnes sont actuellement mal logées dans notre pays. A Ivry, ce sont 5 000 personnes qui attendent un logement social ou un échange, jeunes ou moins jeunes, familles entières. Alors que nous résorbons chaque année 7% des demandes, de nouvelles se présentent chaque jour parce que trop peu de Villes font ce choix de construire, de rénover, d’aider à la livraison de nouveaux logements sociaux.

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La Ville investit pour le logement social !

Hier au Conseil Municipal, plusieurs délibérations faisaient état de l'action de la municipalité pour le droit au logement : aide à la pierre, aux bailleurs sociaux, au relogement, à l'accès à la propriété etc. Séverine Peter est intervenue pour le groupe Front de Gauche, rappelant l'urgence d'une véritable politique publique du logement pour contrer la spéculation immobilière et favoriser le droit au logement.


Permettez-moi en préambule de cette intervention sur les opérations de logements à venir et les aides de la ville de vous rappeler ces quelques phrases prononcées par l’Abbé Pierre en février 1954 lors du lancement de l’appel à la solidarité dans une France détruite par la guerre :

« Mes amis, au secours...
Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée. (…)
Il faut que ce soir-même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait une couverture, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime ».
60 ans après cet épisode dramatique pourrait encore se reproduire. La crise du logement ne s’est pas résorbée, elle a évolué, laissant place à la précarisation et l’appauvrissement des populations.

En 2013, selon la fondation l’Abbé Pierre et les chiffres de l’INSEE :

  • 141 500 personnes sont sans domicile, 44% de plus qu’en 2001 ;
  • Près de 3 millions de personnes vivent dans des conditions de logement très difficiles, vétusté des habitations ou surpeuplement aigu ;
  • Plus de 5 millions sont en situation de « fragilité de logement » : c’est-à-dire propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté (700 000), locataires en impayés de loyers (1 200 000), surpeuplement au sens large (3 200 000), personnes en hébergement résigné (250 000) – il s’agit de jeunes de 18 ou plus retournés vivre chez leurs parents ou grands-parents après plus de 3 mois en logement indépendant.

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Pour garantir la mixité sociale, l’accès et le maintien en logement social

Au conseil municipal du mois de mars, nous avons déposé un voeu pour une véritable politique de service public et universel du logement. Suite aux annonces positives de François Hollande fin mars, en déplacement à Alfortville, nous espérons que les propositions faites, et présentées dans ce voeu voté par le conseil municipal, seront mises en place le plus rapidement possible.

Notamment concernant la baisse de la TVA pour construire et réhabiliter le parc social et l'abrogation de la loi Molle-Boutin et du surloyer.

Voeu du groupe communiste et partenaires :

"Considérant que la municipalité d’Ivry agit, au nom de la justice et de la mixité sociale, pour faire du droit au logement digne et accessible à tous, une priorité de sa politique,

Considérant qu’il appartient à l’Etat de garantir ce droit fondamental et universel au logement,

Considérant que seule une politique publique ambitieuse et déterminée, impulsant la construction et la réhabilitation durable de logements sociaux est de nature à répondre aux besoins du plus grand nombre et de garantir une mixité sociale indispensable au bien vivre ensemble,

Considérant que pour garantir cet objectif, l’Etat se doit de garantir l’accès et le maintien en logement social, public et universel du plus grand nombre,

Considérant que cela implique un plafonnement juste et solidaire des ressources des locataires et des loyers accessibles,

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Réaffirmons le droit au logement et à l’énergie pour tous !

Lors du Conseil Municipal du 28 février, le groupe des élu-es communistes et partenaires a déposé un voeu, adopté par le conseil municipal, contre les expulsions locatives et les coupures énergétiques. A l'approche de la fin de la trêve hivernale, notre groupe souhaite réaffirmer les droits élémentaires au logement et à l'énergie pour tous, sans condition !

Voici le voeu voté par le conseil :


La Ville d’Ivry-sur-Seine, considérant que :

- l’article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’assemblée générale de l’ONU, affirme : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires... »,

- se loger, se chauffer, s’éclairer, se soigner, se nourrir, se déplacer, sont des besoins fondamentaux, au cœur du développement de la personne, des conditions de son bien-être et de son émancipation, mais qui deviennent aujourd’hui un luxe très inégalement accessible à tous, malgré les efforts menés par le nouveau gouvernement pour contenir les effets de la crise

- la crise actuelle et les mesures d’austérité prises au niveau Européen comme en France ces derniers mois accentuent les inégalités existantes entre les individus dans l’accès à ces besoins fondamentaux, et la précarisation croissante de l’emploi, des salaires comme le chômage en pleine explosion plongent nombre de familles, de personnes âgées et retraitées dans une grande insécurité sociale provocant une multiplication des situations de sur-endettement, d’impayés de loyer et d’énergie,

- partout en France, dans les territoires ruraux comme urbanisés, et plus sensiblement encore en Ile-de-France, on constate une inquiétante augmentation des loyers, conséquence de la spéculation immobilière accentuée par le nombre insuffisant de logements disponibles, et des tarifs de l’énergie, conséquence à la fois de l’augmentation du coût de l’énergie et de la libéralisation du marché,

- cela provoque, selon le dernier rapport de janvier 2013 de la fondation Abbé Pierre, les chiffres de l’INSEE et du médiateur national de l’énergie, un accroissement sensible du nombre de foyers en situation de « précarité énergétique », c’est-à-dire consacrant plus de 10% de leurs revenus en dépenses énergétiques. Près de 4 millions de foyers, soit 8 millions de personnes sont concernés, tandis que 10 millions de personnes sont touchés, plus ou moins violemment, par le « mal-logement », soit 1/6e de la population française.

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"Echos d'élu(tt)es" : un nouveau numéro pour bien commencer l'année 2013 !

Edito

Ivryennes, Ivryens,
 
Je me joins à tous les élu-es du groupe communiste et partenaires pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2013 faite de réussites, de bonheurs et d’humanité.

2012 a été l’année de la défaite de Nicolas Sarkozy, marquant nous l’espérons la fin d’une politique de cadeaux aux plus riches, d’accroissement des inégalités, de remise en cause de la décentralisation et des contre-pouvoirs et de casse des services publiques.

Souhaitons que 2013 soit l’année de la concrétisation des espoirs que le retour de la gauche au pouvoir a suscité.

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Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines !

Au conseil municipal du 28 juin, à l'heure du changement, Daniel Mayet a présenté un nouveau voeu Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines, au nom du groupe communistes et partenaires.

Aujourd’hui, la situation que vivent en France les populations Roms, Roumaines et Bulgares est intolérable. Vous n’êtes pas sans savoir en effet que des milliers d’êtres humains subissent actuellement sur le sol français des conditions de vie indignes de notre pays et de notre temps.
C’est le cas à Ivry-sur-Seine.

Toutes les personnes concernées n’en peuvent plus :

  • les populations Roms, Roumaines et Bulgares n’en peuvent plus de subir de telles conditions de précarité extrême ;
  • les associations n’en peuvent plus de palier aux désengagements de l’Etat ; 
  • les habitant-es de nos villes et nos quartiers n’en peuvent plus d’être confronté-es à de telles situations de misères, ce qui parfois peut développer des réactions vives, violentes de rejet qui nuisent à notre République ; 
  • enfin, les élu-es locaux n’en peuvent plus d’intervenir, sans les moyens ni les compétences nécessaires, avec une bonne volonté exemplaire, sur des situations qui dépassent largement leurs obligations légales.


C’est pourquoi, des mesures urgentes sont à prendre pour trouver une issue juste, humaine, durable et efficace à cette situation.
Je pense notamment à l’arrêt des expulsions, la levée des mesures transitoires, l’insertion sociale et professionnelle et avant tout à l’entrée dans le droit commun de ces populations, comme d’ailleurs l’a affirmé le candidat François Hollande dans sa lettre de réponse au collectif RomeEurope au mois de mars 2012.

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