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Mot clé - charte de relogement

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Ivry Confluences : une charte innovante pour les habitants d'Ivry !

Au dernier Conseil municipal, la charte de maintien et de relogement des habitants impactés par le projet Ivry Confluences a été votée par la majorité municipale. Une charte largement co-construite, unique en son genre, pour garantir au-delà des obligations légales notre ambition d'un droit à la ville pour tous. Bozena Wojciechowski est intervenue pour le groupe Front de Gauche.


Ce soir, nous voulons produire un acte politique majeur en adoptant la charte de maintien et de relogement des habitant-es à Ivry sur-Seine. Cette Charte est unique.

Unique parce qu’elle confirme nos ambitions et les valeurs que nous portons : celle autour d’un développement urbain vivant et partagé ; celle pour le droit au logement et à la Ville pour toutes et tous. La crise dramatique du logement – et je pèse chacun de ces mots : crise – dramatique – avec le manque criant de logements accessibles, les inégalités territoriales dans les constructions de logements sociaux, la spéculation immobilière qui a vu en 30 ans les prix atteindre des niveaux insoutenables, les attaques à la mixité sociale : tout est fait pour exclure et reléguer les classes populaires de plus en plus loin de Paris. A Ivry, nous nous battons contre ces logiques d’exclusion et de précarisation. Nous nous battons contre ces processus qui organisent volontairement la pénurie dans l’intérêt de quelques-uns. De ce point de vue, la Charte garantit notre engagement pour toutes les Ivryennes et tous les Ivryens.

Elle est unique aussi parce qu’elle acte un processus démocratique de co-élaboration rare, voire inédit. Plus de deux ans de travail autour d’un projet issu d’une démarche citoyenne, ne l’oublions pas. Un projet porté avec ambition et innovation par des élu-es et des agents du service public communal au plus près des attentes.
Cette Charte est passée par toutes les instances que l’ensemble des acteurs ont pu juger utiles et nécessaires : comité de quartier, rencontre particulière avec des associations, des citoyens, avec les représentants des groupes politiques, travail transversal des services, plusieurs passages en bureau municipal et dans la commission municipale « développement de la ville » avec tous les groupes du conseil municipal.

Rendons-nous compte de la qualité du travail fourni – et je salue le choix de nous présenter en annexe l’ensemble des amendements étudiés pour que nous puissions apprécier les débats qui traversent un tel projet. Le résultat est bien l’aboutissement d’un enrichissement collectif permanent, à chaque étape, avec toutes les actrices et tous les acteurs.

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Projet Gagarine-Truillot : maintenant, une charte du relogement !

Lors du dernier Conseil Municipal, le lancement du relogement des habitants de Gagarine-Truillot était à l'ordre du jour. Un premier pas dans l'avancée du projet de réhabilitation du quartier, toujours en attente des crédits de l'ANRU.

Marie Piéron est intervenue pour le groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry.


Permettez-moi de débuter cette intervention en réagissant à l’actualité du projet Gagarine, et ce, au nom du groupe Front de Gauche d’Ivry. En effet, les 200 projets retenus pour l’ANRU 2 viennent d’être annoncés et Gagarine-Truillot n’en fait pas partie.

Dans le Val-de-Marne sur les dix projets qui sont retenus, huit faisaient déjà partie de l’ANRU 1. Dans ces conditions, peut-on réellement parler d’ANRU 2 ?

Philippe Bouyssou et Pascal Savoldelli ont immédiatement réagi à cette annonce. Alors que nous discutons ce soir de la charte relogement du projet Gagarine, il me semble important de rappeler quelques éléments. Tout d’abord, ce projet de renouvellement urbain est indispensable pour le quartier et surtout pour ses habitants. Une réhabilitation importante a eu lieu en 1995, mais elle n’était pas suffisante.

C’est à partir de ce constat qu’a émergé l’idée d’un projet d’ANRU. Ce projet a ensuite évolué au fur et à mesure des échanges avec les habitants, avec les services municipaux, de façon de répondre au mieux aux attentes et aux besoins des habitants. Mais l’État, depuis le lancement de l’ANRU, change régulièrement les règles du jeu, encourageant au départ les projets comprenant une part importante de réhabilitation par rapport à la démolition, puis ensuite faisant évoluer cette conception vers l’idée que la réhabilitation n’avait pas réellement fait ses preuves et encourageant donc à la démolition.

Cela fait plusieurs années maintenant que le projet est prêt, plusieurs années que nous menons une lutte politique avec les habitants pour que ce quartier puisse bénéficier des crédits de l’ANRU. Il est grand temps que l’État prenne sa part de l’effort que fournit la ville pour produire du logement digne, du mieux-être pour tous.

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