Après le budget, l'écologie au Conseil Municipal avec un débat d'orientation sur le développement durable, obligation liée à la récente loi gouvernementale. L'occasion de présenter les actions de la Ville. Fanny Sizorn, co-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche, est intervenue pour rappeler l'urgence de transformer nos pratiques, de trouver un nouveau modèle de développement, d'agir du local au national.

Brassant des thématiques variées, ce rapport sur le développement durable montre l’étendue de notre projet et ses actions concrètes.

Tout d’abord, je tiens à ce que nous réfléchissions au terme même de développement durable qui est le titre de ce rapport. « Développement durable », comme si nos ressources naturelles étaient infinies. « Développement durable », comme s’il était envisageable de surexploiter les ressources durablement, moyennant juste quelques aménagements à la marge.

Pourtant nous en sommes tous conscients, cela est un leurre. Dans notre monde piloté par l’économie, on nous parle souvent, bien trop souvent, de « dette » ; effectivement, il y a belle et bien une dette à laquelle nous sommes confrontés, celle de la dette écologique. Cette année encore, l’action humaine planétaire a épuisé dès le mois d’août plus que ce que la nature peut renouveler en une année.

Il est donc essentiel de repenser l’intégralité de notre mode de développement, l’émancipation d’un certain nombre d’aliénations : la consommation irraisonnée, poussée par la publicité, le mythe de la croissance économique. Ce système est non seulement intenable d’un point de vue environnemental, mais il est aussi inacceptable d’un point de vue social et humain. Car par son objectif de rentabilité maximale, le système économique actuel pousse sans cesse à la recherche du plus bas coût, qui est toujours celui du drame humain.

Je le dis, les mouvements de l’écologie ont trop souvent sombré dans l’environnementalisme en négligeant la dimension systémique des problèmes économiques et sociaux. Le “capitalisme vert” est un mensonge. Il ne peut y avoir de productivisme durable.