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Mot clé - Syctom

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Débat d'orientation sur le développement durable : il y a urgence à agir !

Après le budget, l'écologie au Conseil Municipal avec un débat d'orientation sur le développement durable, obligation liée à la récente loi gouvernementale. L'occasion de présenter les actions de la Ville. Fanny Sizorn, co-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche, est intervenue pour rappeler l'urgence de transformer nos pratiques, de trouver un nouveau modèle de développement, d'agir du local au national.

Brassant des thématiques variées, ce rapport sur le développement durable montre l’étendue de notre projet et ses actions concrètes.

Tout d’abord, je tiens à ce que nous réfléchissions au terme même de développement durable qui est le titre de ce rapport. « Développement durable », comme si nos ressources naturelles étaient infinies. « Développement durable », comme s’il était envisageable de surexploiter les ressources durablement, moyennant juste quelques aménagements à la marge.

Pourtant nous en sommes tous conscients, cela est un leurre. Dans notre monde piloté par l’économie, on nous parle souvent, bien trop souvent, de « dette » ; effectivement, il y a belle et bien une dette à laquelle nous sommes confrontés, celle de la dette écologique. Cette année encore, l’action humaine planétaire a épuisé dès le mois d’août plus que ce que la nature peut renouveler en une année.

Il est donc essentiel de repenser l’intégralité de notre mode de développement, l’émancipation d’un certain nombre d’aliénations : la consommation irraisonnée, poussée par la publicité, le mythe de la croissance économique. Ce système est non seulement intenable d’un point de vue environnemental, mais il est aussi inacceptable d’un point de vue social et humain. Car par son objectif de rentabilité maximale, le système économique actuel pousse sans cesse à la recherche du plus bas coût, qui est toujours celui du drame humain.

Je le dis, les mouvements de l’écologie ont trop souvent sombré dans l’environnementalisme en négligeant la dimension systémique des problèmes économiques et sociaux. Le “capitalisme vert” est un mensonge. Il ne peut y avoir de productivisme durable. 

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La gestion des déchets en question

La question d'Ivry Ma Ville du mois d'octobre, posée par le groupe Socialiste de l'opposition était : "Pour peser sur les décisions concernant l’avenir du Syctom, notre Ville, concernée en premier chef, doit être irréprochable sur la gestion des déchets. Quelles sont les actions prioritaires à mettre en œuvre ?". Bahri Sebkhi, nouveau conseiller municipal, a répondu pour le groupe des élu-es Front de Gauche.

Ivry mène depuis de nombreuses années de multiples actions de sensibilisation, de lutte contre la production industrielle de déchets (emballages plastiques, cartons…), de soutien et de développement d’initiatives associatives et municipales (écoles, centre de loisirs, fêtes de quartiers…) et d’éducation populaire aux éco-gestes, pour que la jeune génération puisse avoir les réflexes nécessaires dans le but de préserver notre ville donc notre planète. Et je salue le travail de ces équipes.

Mais la gestion des déchets ne peut pas se résumer à proclamer le « zéro déchet », si on ne lutte pas contre un système qui incite à jeter, produire et racheter toujours plus. Ni à refuser d’assumer les déchets que nous produisons pour les envoyer ailleurs, selon le principe du « il en faut mais pas chez nous ». On ne peut pas non plus régler le débat en taxant ceux qu’on identifierait alors comme des « pollueurs » : on sait bien que ceux qui peuvent payer ne changeront pas leurs pratiques, alors que les plus pauvres seront mis encore plus en difficulté.

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Syctom et TMB-mehtanisation : contre la "pédagogie de la terreur", prenons le temps de la réflexion

Lors du dernier Conseil Municipal, les élu-es du nouveau groupe Ecologie Ivry ont déposé un voeu concernant le projet du Syctom de TMB-méthanisation. Ce voeu amalgame des positions divergentes, des arguments flous, parfois alarmistes, et se focalise sur le projet de Romainville et les batailles qu'il occasionne.

Pour clarifier notre position, alors qu'à Ivry cette question peut faire débat, Thierry Rosset est intervenu pour le groupe communiste et partenaires :

Tout d’abord, nous tenions, élu-es communistes et partenaires, a rappelé une évidence : nous sommes toutes et tous ici des élu-es de la Ville d’Ivry-sur-Seine.
Je le dis, parce qu’à la lecture du vœu on pourrait s’interroger… Avoir dans un vœu autant de références à des déclarations et des prises de positions d’élu-es d’autres territoires, peut nous interroger.
Ce qui se passe à Romainville, doit rester à Romainville, sur le territoire de la communauté Est-Ensemble : c’est d’ailleurs en cela que Pierre Gosnat, représentant d’Ivry au Syctom, s’est abstenu sur le vote lors du dernier bureau du 19 décembre, en rappelant qu’il pouvait être solidaire des exigences d’Est-Ensemble exprimées alors et se joindre à l’abstention des délégués d’Est-Ensemble, notamment pour veiller à ce que le Syctom respecte les engagements pris, parce qu’il accordait aux élu-es de ces collectivités la prééminence dans les choix à faire pour leur territoire.

Et puis attention à la « pédagogie de la terreur » - je cite ici des élus d’Europe Ecologie Les Verts de Pantin ! Or, à regarder les campagnes de pétition d’ARIVEM, l’association citoyenne opposée au projet de  Romainville, on ne peut que s’interroger. Je cite : « Alerte : Catastrophe sécuritaire et sanitaire »,  voilà le titre de la pétition.
Dans ce cadre, il est facile – et c’est ce que fait ce vœu – de ne citer que les propos institutionnels qui arrangent.
  • "A contrario, à la lecture des documents [d’ARIVEM], plus de doutes : nous n'avons pas affaire à des gens sérieux. Exagérations et désinformation s'entremêlent sur fond d'argumentaire complotiste (…).  Une méthode qui les décrédibilisent entièrement à nos yeux. Au milieu de tout ça, quelques vérités déformées, quelques inquiétudes justifiées."  Il ne s’agit pas de mon constat mais de celui du groupe des élus EELV de Pantin en octobre 2011 ==> Le groupe s’est d’ailleurs abstenu lors du vote du vœu proposé par le Maire contre le projet de Romainville en décembre 2012.
Soutenir tel ou tel camp, dans cette affaire, ne nous semble pas judicieux, car vous voyez, nous sommes loin de l’unanimité. Et pour cause ! Sur ce sujet, il faut savoir de quoi on parle.

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Projet de reconstruction du Centre de traitement des déchets à Ivry : une démarche municipale d’exigence écologique responsable et durable

« Un an après la fin du débat public, comment envisagez-vous l'avenir de l'usine de traitement de déchets d'Ivry-Paris 13 ? » Question posée pour la tribune des groupes politiques d'Ivry- ma-ville par le groupe EELV.
Jacqueline Spiro pour le groupe des élus communistes et partenaires :
La fabrique de nuages (comme l’appelle une petite fille que je connais bien et qui adore imaginer les voyages à travers le monde des petits nuages ivryens) va  être reconstruite à Ivry.
Ce choix résulte d’un très long processus de débats, de concertations, de consultations, d’analyses et d’études de différentes hypothèses et alternatives, demandé d’ailleurs par Pierre Gosnat pour la municipalité d’Ivry et ce dès 2003.
Un processus et une démarche de transparence totale dans le travail auquel l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal ont été associés. Il a permis de porter des exigences majeures sur le contenu du futur centre. Un projet validé conforme au Predma (plan régional d’élimination des déchets ménagers) par le Conseil régional d’Ile de France. Des exigences prises en compte et adoptées par l’ensemble des 84 communes composant le Syctom (Syndicat intercommunal pour le traitement des déchets ménagers), par tous les élus de droite, de gauche, écologistes et Verts compris.
Un projet qui s’inscrit dans une logique de réduction des déchets, d’augmentation des collectes sélectives pour le recyclage,  de prise en compte de la croissance démographique, de respect des objectifs du Predma et du Grenelle de l’environnement, de mise en œuvre de techniques adaptées à chaque catégorie de déchets, en développant la méthanisation, le traitement des bio déchets, la réduction de l’incinération, les transports alternatifs à la route  avec le réseau ferré et le fleuve et dans un processus d’adaptabilité aux évolutions des déchets, de mutualisation des équipements, de proximité et de maîtrise publique du projet traduisant une véritable solidarité des communes.
A toutes les nouvelles étapes du projet, nous seront porteurs d’exigences pour la réduction les déchets à la source, le tri et le recyclage, sans faire peser toute la responsabilité sur les seuls consommateurs. Les industriels sont les premiers responsables de la production des déchets. Ils doivent être plus qu’incités à les réduire. En veillant aussi à la mise en œuvre des meilleures technologies afin de réduire, bien en dessous des normes (comme aujourd’hui) les rejets et que soit pris en compte des polluants non normés. En exigeant un contrôle performant et une information lisible et transparente pour les riverains, les associations quant au fonctionnement des installations et des analyses conduites par des laboratoires indépendants.
Bien entendu la réelle adaptabilité du centre à l’évolution quantitative et qualitative des déchets tout au long de sa vie est essentielle ainsi qu’une insertion urbaine et architecturale de qualité.
C’est le sens de la délibération approuvée par le conseil municipal en avril 2010 : une démarche d’exigence écologique responsable et durable.
Jacqueline Spiro
 

Traitement des déchets : projet du Syctom, Ivry fixe des priorités, le débat se poursuit.

Il ne s’agissait pas pour le Conseil municipal, de se prononcer pour ou contre un projet du Syctom mais, d’apporter la contribution municipale au Comité du Syctom du 12 mai prochain décidera de la poursuite et des nouvelles orientations à donner au projet de reconstruction de son unité de traitement à Ivry, afin de tenir compte des observations issues du rapport de la CPDP, Commission Particulière du débat Public.
Pierre Gosnat a présenté sa démarche auprès du Conseil : "...on peut estimer que le Syctom se trouve renforcé dans la perspective de maintenir à Ivry, « en lieu et place de l’actuelle usine », le futur centre de traitement des déchets…. Ce qui, ainsi que le souligne le rapport de la commission CPDP « ne fait pas l’objet d’opposition de principe ».
"...vous le savez bien, en aucun cas je n’adopterai de position sans que nous débattions tous ensemble des priorités de la ville…, celles que je défendrai donc lors du Comité du Syctom.
C’est une démarche politique de principe !
Depuis l’engagement en janvier 2003, de ce dossier, j’ai toujours voulu qu’à la fois, le Conseil Municipal soit informé et débatte des développements du projet du Syctom et que chaque composante politique du Conseil et des associations membres de la Commission Locale d’Information et de Surveillance du centre de traitement, participent aux instances mises en place par le Syctom pour élaborer le projet.
J’ai d’ailleurs réitéré cette demande pour le comité de concertation, dont la première réunion s’est tenu hier avec la participation de plusieurs de nos collègues du Conseil Municipal.
Pour en finir sur ce point, c’est en m’appuyant sur nos débats, mais aussi sur les débats publics de septembre 2004 et de mars 2006, qu’en juin 2006, je me suis abstenu lors du vote du Comité du Syctom sur l’engagement des études de faisabilité visant à étudier la reconstruction du centre à Ivry. Pour mémoire, l’ensemble des autres membres de ce comité ont approuvé le lancement des études..."

Pour Philippe Bouyssou : "... les onze priorités définies nous apparaissent clairement comme prenant en compte les interrogations soulevées et les exigences posées par les associations, les habitants et les élus.
Elles ne figent en aucun cas les évolutions possibles pour l’avenir."... "A propos de la prévention et de la réduction des déchets, le Maire l’a souligné aussi, en la matière, s’il faut bien entendu poursuivre et développer la prise de conscience, inviter à une consommation citoyenne, au tri, à la réutilisation, etc…,  on ne peut pas faire peser sur les seuls consommateurs, l’action de prévention et de réduction des déchets.
N’oublions pas la responsabilité première et fondamentale des entreprises de production des biens.
Si les logos du « Plus écologiste que moi tu meurs » fleurissent partout, c’est surtout sur des produits beaucoup trop souvent jetables, emballés, sur-emballés, affichés, imprimés sur des catalogues qui envahissent nos boîtes aux lettres avant de remplir nos poubelles, mêmes triées.
La cause environnementale, la légitime aspiration des gens à contribuer à la protection de la planète et préserver l’avenir des générations futures est largement utilisée et récupérée."..."nous partageons les objectifs de réduction, de développement de la réutilisation et du recyclage des déchets. La ville s’engage d’ailleurs dans la mise en œuvre de son plan local de prévention des déchets et nous avons également travaillé cette année à la lisibilité de notre action en la matière en établissant un budget annexe identifiant nos actions et leur coût. Dans le domaine, les besoins sont évidemment très importants si l’on veut travailler mieux encore à une politique de prévention, de réutilisation, de collecte de mieux en mieux adaptée, tout cela nécessite des investissements importants. Nous avons bien à faire à un processus en chaîne qui appelle à beaucoup plus de cohérence en terme de prévention, de ramassage, de tri et de traitement"

Le Conseil s'est prononcé pour (à l'exception du groupe Verts contre) que le Maire, représentant de la Ville au Comité du SYCTOM du 12 mai 2010, réaffirme les 11 priorités suivantes :
- logique de proximité et solidarités territoriales,
- respect de la cohérence avec le Plan régional d’élimination des déchets ménagers et assimilés,
- respect de la mission de service public du syndicat,
- mise en œuvre des technologies les plus performantes en matière de traitement des pollutions, de contrôle du fonctionnement et de surveillance des rejets,
- l’accentuation de la politique de réduction et de prévention et un ajustement de la capacité aux besoins de traitement des déchets des communes adhérentes au syndicat et une adaptation du centre aux évolutions quantitative et qualitative des déchets et aux évolutions réglementaires et au progrès en matière de traitement et de surveillance des rejets,
- une haute qualité d’insertion urbaine et architecturale,
- la mise en œuvre des deux modes de transports alternatifs à la route,
- une valorisation énergétique qui tout en respectant les objectifs du PREDMA, ne conditionne pas la capacité de traitement,
- une large concertation de tous les acteurs durant les phases programmatiques, de chantier et de fonctionnement et la mise en place d’un garant,
- un investissement financier de la part du SYCTOM à la hauteur des enjeux du projet,
- la possibilité d'instaurer la taxe sur les déchets réceptionnés qui seront incinérés, mais également sur les déchets méthanisés.

Introduction de Pierre Gosnat, intervention de Philippe Bouyssou pour les élus communistes et partenaires et exposé des motifs complet adopté, ci-après :

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