Kobanê, jusqu’à quand l’indifférence ?!

Samedi 1er novembre était une journée nationale de soutien à la lutte des kurdes. Depuis plusieurs mois, les brigades kurdes résistent aux islamistes de Daesh, elles le font seules, sans aucun soutien. Une coalition s’est peu à peu formée, menée par les Etats-Unis, hors de tout cadre.

La réponse de la France dans tout ça ? L’indifférence ! Laissons la Turquie faire. Mais justement, la Turquie reste immobile, ses chars tournés vers Kobanê, ses postes frontières fermés. Pire, le gouvernement français a même proposé l’idée voulue par la Turquie d’une zone tampon qui serait… le territoire kurde ! La belle affaire : de quoi entériner un massacre à grande échelle qui déstabiliserait encore plus une région déjà à feu et à sang.

Soyons clairs : une défaite des partisans kurdes provoquerait d’une part un massacre des populations civiles et d’autre part l’écrasement d’un mouvement de résistance progressiste. Tandis que tout le monde s’effraie de la « barbarie » de Daesh, aucune réponse politique internationale d’envergure n’est envisagée. D’autant que, pour une part, certaines puissances comme les Etats-Unis, la Turquie ou les émirats du Golfe ont pu soutenir Daesh dans la lutte contre Bachar Al Assad : comme souvent, le chaos ne vient pas de nulle part !

Face à cette situation, il est plus qu’urgent d’agir, de soutenir ceux qui résistent, d’œuvrer politiquement pour le respect du droit international. Il faut que la France, l’Union Européenne, l’ONU prennent leurs responsabilités, sans ingérence pour défendre leurs intérêts économiques ou géopolitiques, mais pour une résolution pacifique du conflit.

Le Front de Gauche d’Ivry organise une soirée-débat jeudi 6 novembre à 20h, salle Voltaire : une bonne occasion d’échanger et de mobiliser largement pour soutenir cette lutte plus qu’essentielle !

Fanny Sizorn, vice-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche