Ivry - élu-e-s Front de Gauche Espace d'expression des élu-es Front de Gauche d'Ivry-sur-Seine

Mot clé - émancipation

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Elections départementales : les candidats du Front de Gauche d'Ivry !

Les 22 et 29 mars prochain vont se dérouler les élections départementales. Enjeu majeur pour notre Ville, s’il était besoin de le rappeler…

Ne nous y trompons pas : le département est essentiel dans nos vies quotidiennes ! Il est un partenaire fondamental pour notre Ville dans la conduite de politiques publiques répondant aux besoins des habitants. Bien loin de l’image du mille-feuille qu’on veut nous imposer, il est un partenaire pour faire vivre nos choix politiques anti-austérité de justice sociale, d’égalité, de solidarité, d’émancipation de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Nous portons un projet de transformation de la société, appuyé sur le développement du service public, fait par tous et pour tous. Le service public, c’est le seul outil pour échapper aujourd’hui à la spéculation et à la finance, le seul outil véritablement au service des besoins des habitants.

Car la crise détériore chaque jour les conditions de vie de toutes et tous. La politique gouvernementale d’austérité généralisée accroît les inégalités et le chômage, sert les tenants du libéralisme et la privatisation des services publics. Quant à la droite et l’extrême-droite, en pleine conquête, ils espèrent gagner du terrain sur les renoncements du gouvernement. 

C’est bien pour cela que nous disons, avec les candidats du Front de Gauche à Ivry : « le Val-de-Marne n’est pas à prendre ni à vendre ! ». Pascal Savoldelli et Marie Piéron (conseillère municipale déléguée de notre groupe !) par leurs expériences d’élu-es de proximité et de combat, Lamya Kirouani et Akli Kettou, par leur travail d’agent territorial et leur ancrage dans notre Ville, tous sauront être des élu-es combattifs, à l’écoute des besoins et des idées des Ivryennes et Ivryens.

Le 22 mars prochain, votons pour un département vraiment à gauche, de résistance et de transformation sociale, un département utile, solidaire et innovant !

Les élu-es Front de Gauche d’Ivry

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Charlie Hebdo : et après, que fait-on ?

Hier soir, au Conseil Municipal, l'ordre du jour a été quelque peu modifié : chaque groupe politique a pu s'exprimer sur les événements dramatiques de ce début d'année.

Mehdi Mokrani est intervenu pour le groupe Front de Gauche.

« Quand est-ce qu’on y arrive ? Là où le bonheur désaltère, où le futur se construit, sans cris, sans mecs à terre ? ».


Si je commence cette intervention par cette citation d’IAM, c’est parce que je crois que notre peuple, notre pays, notre République, doit ouvrir une nouvelle page de son histoire. Les actes immondes, intolérables, insoutenables, qui ont secoué nos consciences et notre croyance en notre capacité à faire société ne doivent pas atteindre leur but. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’obscurantisme est comme tous les fascismes, il cherche la désorganisation, l’isolement, la peur, le recul de nos intelligences individuelles et collectives. Il cherche à nous rendre individuellement stérile, et collectivement vulnérables pour installer son fantasme totalitaire.

Nous avons aujourd’hui une responsabilité. Les élus de la République, de l’Elysée à notre conseil municipal ont une responsabilité. Les acteurs économiques, les institutions de tout genre ont une responsabilité. Les militants, ceux qui animent chaque jour le débat citoyen qu’ils soient des militants politiques, associatifs ou syndicaux ont une responsabilité. Les institutions religieuses ont une responsabilité. Les citoyens, tous ceux qui composent le peuple de France ont une responsabilité.

L’émergence inquiétante des fascismes, de la tuerie de Charlie hebdo au nom d’un islam qui n’aura jamais été tant trahi, de l’obscurité qui a entouré les manifs pour tous qui ont cru pendant des semaines et des mois expliquer à la société comment il fallait vivre, comment il fallait élever des enfants, comment il fallait faire l’amour également, de la victoire aux élections européennes du Front National de Marine Le Pen qui entremêle quotidiennement son positionnement anti-système à des revendications nauséabondes, peine de mort, stigmatisation aigüe et odieuse de l’étranger, de l’immigré, à la médiatisation sans précédent de penseurs sionistes ou islamophobes, à l’image de Houellebeck, Zeymour ou Finkelkraut, nous n’avons jamais tant été agressés, bafoués, pris pour des débiles, des assistés de la pensée.

Il faut dire que le terrain n’a jamais été aussi favorable. L’émergence des fascismes de toute nature, et surtout leur rapprochement, car sous couvert  de revendications différentes, voire opposées, ils servent les mêmes intérêts, les mêmes objectifs, ceux de casser le progrès pour laisser triompher la haine et de supprimer les libertés individuelles au profit d’un fantasme totalitaire.

Ce terrain favorable, c’est celui que Gramsci a décrit dans une citation effrayante d’actualité. « La crise, c’est quand le vieux monde se meurt, quand le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur, surgissent les monstres ». Citation aussi effrayante qu’elle porte en elle l’inexorable mouvement humain qui doit mener au progrès et à l’émancipation.

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Le développement des maisons de quartier à Ivry se poursuit !

Lors du Conseil Municipal de janvier, l'avenir des maisons de quartier agréées centres sociaux était en débat avec plusieurs délibérations permettant de poursuivre leur développement. Séverine Peter est intervenue, au nom des élus communistes et partenaires, pour rappeler notre engagement pour ces espaces de proximité, de vie et de projets collectifs, source d'émancipation.

A plusieurs reprises ces dernières années, notamment lors de différents temps de concertation comme les Assises de la ville, nous avons fait le constat, partagé avec de nombreux ivryennes et ivryens, de la nécessité de renforcer et de redéployer les services publics de proximité. Et nous avons pris, collectivement, des engagements en ce sens auprès de la population.

Aujourd’hui, nous avançons dans cette direction, puisque le centre social de Monmousseau est ouvert depuis 2 ans, nous amorçons avec sérieux l’ouverture de celui du Petit Ivry et sommes en préfiguration de l’implantation d’un centre social sur le territoire Gagarine-Truillot.

Au-delà de l’engagement public, nous restons convaincus que les centres sociaux sont un outil essentiel d’une dynamique de politique municipale efficace sur un territoire donné, au plus près des habitants. A condition que ceux-ci soient conçus avec et pour les habitants et qu’ils soient dotés de moyens adaptés.

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Pour une vraie réforme de l'école : une concertation à Ivry !

Le Conseil municipal du 28 février a voté à l'unanimité le report de la mise en place de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014. Depuis plusieurs semaines les élu-es communistes et partenaires travaillent sur la réforme et les problématiques de l'éducation.

Olivier Beaubillard, maire adjoint à la culture, s'est exprimé pour le groupe lors de ce conseil, rappelant notre volonté de reporter la réforme de l'école dans son intégralité et permettre une véritable concertation locale et nationale.


Nous débattons ce soir au sujet de la modification des rythmes scolaires,  premier volet du projet de « refondation de l’école de la république » proposé par Vincent Peillon. En effet, au vu des profonds bouleversements que cette réforme prévoit en termes de gestion et d’organisation scolaire à l’échelle communale comme pour la cohérence des projets éducatifs locaux, les villes peuvent faire la demande d’un report à la rentrée 2014 pour prendre le temps de la réflexion et de la concertation. C’est ce dont nous allons débattre.

Tout le monde s’accorde à dire qu’aujourd’hui, en France, il y a nécessité de réformer l’Education Nationale. On ne compte plus les enquêtes PISA, les rapports de l’OCDE, les dossiers des analystes, experts, chercheurs, enseignants, syndicats, partis politiques, associations qui mettent en lumière une véritable crise du système éducatif.

Les constats sont inquiétants et deux éléments peuvent l’illustrer :
- tout d’abord, jamais l’aggravation et la reproduction des inégalités n’a été aussi importante. Ces dix dernières années, elle est incontestable : l’enquête PISA, dernière en date, révèle qu’entre 2000 et 2010 le taux d’élèves en échec scolaire est passé de 15 à 20%. Dans la même ligne, le pourcentage de fils et filles d’ouvriers à l’université étaient, pour l’année 2010-2011, de 10,5%, ils étaient 14,5% en 2006. Il baisse à 6,5% dans les classes préparatoires, à 4,5% chez les doctorants, et à 2,2% dans les écoles de commerce. L’enquête précise également que la France est le pays de l’OCDE où cette aggravation est la plus forte.
- ensuite, comme Antoine Prost (Historien spécialiste de l’éducation) le rappelle dans un article tout récent du journal Le Monde, le niveau scolaire tend à baisser. Et quand on parle de « niveau », il s’agit précisément de la compréhension de la lecture en primaire. Entre 1987 et 1997, le taux de compréhension de la lecture était stable ; entre 1997 et 2007, le taux d’élève ayant des difficultés de compréhension en lecture est passé de 10 à 19%.
Cela va sans dire : la politique de casse de l’éducation nationale menée par la droite au gouvernement de 2002 à 2012 n’y est pas étrangère. Ces constats poussent à considérer une réforme de l’éducation nationale comme absolument nécessaire.

Dans ce cadre, le ministre a choisi d’avancer en premier sur la question de l’organisation du temps de classe, et plus globalement des « rythmes scolaires ». Et ce en partant d’un diagnostic globalement partagé, notamment par les chercheurs et les enseignants dans leur pratique quotidienne : une semaine mal équilibrée du fait, entre autres, de la disparition du samedi matin ce qui rend les journées de classe trop dense relativement aux programmes scolaires.

Ainsi, ces rythmes sont des facteurs d’aggravation des inégalités et de l’échec scolaire. Ils tendent à fragiliser, en premier, les élèves justement les plus en difficulté, principalement issus des familles les plus défavorisées et les moins diplômées.

Alors, pourquoi, devant ces constats, la modification des rythmes proposée par Vincent Peillon est tant contestable et contestée ?

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