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Mot clé - éducation populaire

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Ivry en fête 2015 : c'est aussi la fête des associations !

Discours de Mourad Tagzout, conseiller délégué à la vie associative, lors d'Ivry en Fête 2015 :

Tout d’abord, un grand merci au plus de 130 associations, qui cette année encore, participent à Ivry en fête. Avec les services municipaux vous êtes les « co-producteurs » de ce moment privilégié de la vie de notre commune.


Notre fête est ainsi, aussi l’occasion de mesurer la richesse du mouvement associatif ivryen, l’importance et  la diversité de ses champs d’intervention et  à quel point son rôle est central dans le renforcement du lien social, dans la constitution d’un territoire à vivre en commun. Les associations remplissent des missions d’intérêt général : éducation populaire, accès au sport et aux loisirs, solidarité locale et internationale…
Ce rôle est d’autant plus important, quand on voit le mal que font les politiques néolibérales à notre société :
  • Au plan environnemental, ou malgré les discours et autres plans de nos gouvernants, la situation ne cesse de s’aggraver, tant que ne sont pas engagées les réformes de fond en rupture avec le modèle productiviste,
  • Au plan économique et social, les politiques d’austérité étouffent l’activité. Elles augmentent la pauvreté, le chômage et la précarité. Un rapport récent de l’OCDE montre qu’en France, comme ailleurs en Europe, les inégalités ne cessent de s’accroître, et ceux dans tous les domaines santé, éducation, logement …
Ces politiques menées successivement par la droite et les socialistes au service du capitalisme financier se  traduisent chez nombre de nos concitoyens par un dégout de la politique, le repli sur soi,  une montée du désespoir, de l’individualisme…

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Rythmes scolaires : expérimentation et évaluation à poursuivre..

Hier soir, au Conseil Municipal, un voeu du PS était proposé sur les rythmes scolaires. Marie Piéron est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche d'Ivry, pour rappeler le sens et les objectifs de l'organisation à Ivry. 1 an et demi d'expérimentation pour prendre le temps de l'évaluation, devant des bouleversements importants pour les élèves, les acteurs de l'école et les familles. 1 an et demi pour avancer ensemble pour un mieux d'école.

Le vœu qui nous est présenté ce soir, nous en partageons des éléments : mais dans sa forme, ses sous-entendus et certaines de ses conclusions, il n’est pas acceptable.

Tout d’abord, je voudrais rappeler notre opposition initiale à cette réforme des « rythmes scolaires » et plus globalement à la loi de refondation de l’école proposée par Vincent Peillon. Ces ambitions pourraient paraître nobles – « la réussite de tous les élèves » -, la réalité des orientations politiques et déclinaisons proposées l’est beaucoup moins. Je ne redirai pas ce soir tout ce qui nous a poussés dès 2013 à nous y opposer. Un seul élément, peut-être, une idée-phare : pourquoi donc, alors que l’école est en crise, de sens, de contenu et d’égalité, n’avoir pas réintroduit les 2h de classes supprimées en 2008 par Darcos ?! La réponse est simple : l’Education nationale n’en a pas les moyens, prise dans la tenaille des politiques d’austérité.

Alors, la réponse a été d’imposer cette réforme comme un transfert de charge vers les collectivités territoriales, en faisant glisser du temps scolaire sur le périscolaire, avec les conséquences que l’on connaît : une disparité incroyable entre les territoires. A ce titre, il est étonnant de parler de la « singularité du projet ivryen », à moins qu’il ne s’agisse uniquement du choix minoritaire du samedi matin comme demi-journée supplémentaire. Car, à la lecture des organisations retenues pour les 47 communes du Val-de-Marne, il y a de quoi se demander où est aujourd’hui l’unité nationale du temps de l’école ! Et c’est précisément ce que nous refusions au moment de la présentation du projet de loi : cette territorialisation de l’éducation.

Ce choix d’organisation, ainsi que tous les projets mis en place (amélioration de l’interclasse, mise en place d’atelier-étude le soir) n’ont pas été imposés sans tenir compte des avis. Sans polémiquer inutilement, la concertation ne s’est pas limitée aux trois questionnaires, mais à de multiples rencontres, débats, temps d’information, grands formats etc. Disons clairement les choses : elle a probablement été insuffisamment travaillée, biaisée par l’approche des élections municipales. En tout état de cause, la décision finale s’est appuyée sur l’ensemble des avis.

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Des élu-es communistes et partenaires à Avignon pour une formation Cidefe "Culture et éducation populaire"

Chaque année, le rendez-vous d’Avignon devient incontournable pour poursuivre la réflexion et le travail de définition d’une politique publique de la culture et de l’éducation populaire. Dans le sillage des entreprises de Jean Vilar et Antoine Vitez pour un théâtre populaire, ces rendez-vous sont l’occasion pour tous les élu-es communistes de se retrouver, d’échanger et de partager leurs pratiques, leurs idées, leurs réflexions, dans un cadre idyllique, pendant le festival d’Avignon.
Merci au Cidefe, à tous les élu-es et participants, à tous les partenaires pour ces 3 jours enrichissants !


Jour 1

Au programme de ce premier jour, après l’annulation de la participation de Mireille Delmas-Marty (Professeur honoraire au Collège de France), le débat s’est engagé l’après-midi autour de l’exposition « Populaire, vous avez dit populaire ? » montée par la maison Jean Vilar.

Echanges nourris sur la question du public, des missions d’une politique publique et des moyens disponibles ou nécessaires.
Populaire, cela veut-il dire populiste ? Ouvrier ? Ce qui est populaire est-il pour autant démocratique ? Populaire, cela s’oppose-t-il à élitiste ? Que penser aujourd’hui de la formule de Vitez « élitaire pour tous » ?

Autant de questions, de réflexions engagées, de champs ouverts avec, à la clé, quelques gouttes de pluie pour se rafraîchir un peu…

Légende : Jack Ralite (ancien ministre, ancien sénateur et animateur des états généraux de la culture), Jacques Téphany (directeur de la Maison Jean Vilar), Rodolphe Fouano (rédacteur en chef des cahiers Jean Vilar).

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