En 2000, réunis en assemblée générale à Angers, les représentants des centres sociaux adhérents à la Fédération Nationale des Centres Sociaux signent ensemble une charte redéfinissant le sens et les objectifs de leurs actions. La définition initiale est la suivante : « Le Centre social et socio-culturel entend être un foyer d'initiatives porté par des habitants associés, appuyés par des professionnels, capables de définir et de mettre en œuvre un projet de développement social pour l'ensemble de la population d'un territoire. » 
Ils ont également définis les trois piliers sur lesquels ils s’appuient pour concevoir des centres à savoir ; la dignité humaine, la solidarité et la démocratie.

C’est bien cela que nous voulons construire pour notre ville :

  • Avoir un « Foyer d’initiative », comme un espace interactif permettant à toutes et tous de contribuer ou de participer à des activités, des initiatives, des rencontres fédératrices pour les habitants.
  • Avoir des « habitants associés, appuyés par des professionnels », c’est précisément la définition de l’accompagnement social et éducatif que nous défendons, qui permet l’autonomie, qui favorise l’émancipation, qui offre des droits;
  • Promouvoir le « développement social », d’un « territoire », parce que c’est cela « faire société », ce sont autant de fils rouges pour organiser ce « mieux vivre ensemble » pour lequel nous nous battons.


A la condition, bien sûr, que le centre social soit l’espace commun, l’espace en commun, l’espace du commun. Celui où tout le monde vient, mais aussi celui qui initie des projets. Celui qui aspire les énergies d’un quartier pour mieux rayonner sur l’ensemble du territoire. Celui enfin qui accueille et rassemble en un lieu pour permettre à chacun de s’ouvrir au territoire, aux autres, au monde.

Les délibérations qui nous sont soumises ce soir abondent en ce sens.
Notre première expérience de Maison de quartier à Monmousseau nous a permis de tirer des enseignements de faire évoluer notre conception et notre méthode de travail dans le but d’être plus efficace et efficient pour la population.

C’est ainsi, que nous ne sommes pas dans le duplicata de concept mais bien dans la construction avec différents acteurs à partir d’un diagnostic partagé d’un outil de proximité au service des habitants. Conscient que nous avons encore beaucoup de travail en perspective, il ne faut ni minimiser les avancés réalisées, ni les efforts qui nous restent à fournir pour que les trois centres sociaux jouent pleinement leurs rôles. A ce titre, je tiens à rappeler la nécessité d’instaurer la transversalité au sein de l’administration pour que chaque secteurs, chaque acteurs puissent intervenir conformément aux objectifs fixés. Mais aussi, de la nécessité d’anticiper les moyens nécessaires pour la réussite de ces trois Maisons de quartier.
C’est collectivement que nous arriverons à mener à bien ces projets.