Là, nous renvoyons à la lecture du programme pour lequel nous avons été élus, et du chapitre : « la tranquillité publique : un droit pour chaque habitant(e).. »

Le point 178
"Nous lancerons un grand débat sur les outils et les moyens de la tranquillité publique, en interrogeant l’efficacité des dispositions prises ailleurs, comme les caméra de surveillance, les polices municipales, les résidentialisations."
Le point 176
"Nous réaffirmons que la sécurité est et doit rester la mission de la police nationale , et nous agirons pour que les moyens du commissariat d’ivry soient augmentés. Une municipalité n’a ni les compétences ni les moyens nécessaires à la lutte contre la délinquance organisée."

Or, qu’en est-il du réferendum aujourd’hui proposé :
- une date : en septembre (dans 3 mois), avec les deux mois d’été. Comment comptez-vous débattre et informer dans ces conditions ?!
- une question posée : à sa lecture, un catalogue de missions dont aucune ne fait état de lutte contre la délinquance, les vols, délits ou crimes, au cœur du « sentiment d’insécurité » pourtant essentiel dans la création de cette police. Et dans l’exposé des motifs, d’un coup, cela réapparaît. Comment voulez-vous être transparent en posant une telle question ?
- Et je ne parle même pas du coût évalué à 900 000 euros, dans une période d’austérité imposée aux communes !

Plutôt qu’un référendum, nous  vous invitons à mener bataille pour une police nationale avec des effectifs garants d’un service publique de sécurité et de proximité efficace, garante des libertés et la sécurité de tous et de chacun. Car même si les ivryens ont déjà tranché  pour ou contre une police municipale en votant à 55% pour la liste Ivry au cœur nous avons la volonté de  construire pour tous comme l’a développé Sabrina dans sa présentation sur les orientations pour la politique de prévention de la délinquance et de la tranquillité publique.

Je souhaite avant de conclure exprimer personnellement mais je crois aussi au nom du groupe front de gauche  ma déception quant à la décision du tribunal correctionnel de Rennes du 18 mai 2015, qui relaxe définitivement les deux policiers poursuivis.

Zyed et Bouna sont des victimes.  N’oublions pas cette phrase :  « S'ils entrent ici, je ne donne pas cher de leur peau ».