Mais nous leur donnons aussi - et nous nous donnons à nous tous - ce fabuleux défi de construire de nouvelles réponses politiques aux besoins des habitants. C’est une envie qui nous guide toutes et tous et qui constitue, je n’en doute pas, le plus beau moteur pour avancer. Ca vaut tout l’or du monde, dit-on : alors, plutôt que de dire «Monsignore,  il est l’or de se réveiller», je m’écrie «Ma seigneurie, il est l’envie de se réveiller» ! Et ce n’est pas une folie des grandeurs, simplement la conscience que nous sommes plus forts ensemble.

Cette envie doit nous guider parce qu’il n’y a pour nous et pour tous les Ivryens, les Vitriots, les Choisyens, rien à perdre et tout à gagner !
Gagner à être ensemble, en mutualisant nos moyens pour répondre toujours mieux aux besoins de nos concitoyens.
Gagner à ouvrir des perspectives nouvelles, par le jeu d’échelle qui nous donnera, j’en suis sûre, une vision plus large et plus précise des réalités et des réponses à y apporter, des luttes à mener pour des territoires respectés.
Gagner à développer nos compétences, par le partage des intelligences pour le mieux vivre de toutes et tous.

Et de tout cela, il ne faut pas avoir peur ! La peur contracte, comprime, tétanise, rapetisse, tandis que nous voulons être ensemble plus grand, plus fort, plus juste, plus réactif, plus dynamique dans les réponses que nous apportons pour un service public toujours plus connecté aux besoins des habitants de nos trois villes, pour amplifier le fait communal. En effet, la mise en commun de nos forces, la Communauté d’Agglomération Seine Amont est bien le prolongement de nos villes, la valorisation de nos territoires, de nos histoires et de nos avenirs.

Ce soir, je suis heureuse, au nom du groupe des élu-es communistes et partenaires, de nous voir nous engager dans cette aventure avec nos envies, nos doutes, nos rêves, nos critiques, nos idéaux, nos attentes, nos revendications et nos luttes qui prendront de nouvelles dimensions à l’échelle d’un territoire de près de 180 000 habitants. Et quand je dis nous, je pense aux citoyens de nos trois villes que nous avons consultés tout au long de sa construction et que nous continuerons d’associer à son édification.

« Rien de grand ne s’est jamais accompli dans le monde sans passion », a dit Hegel : cette passion, ce désir, nous l’avons je le pense aujourd’hui, c’est elle qui nous anime et que nous ne devons jamais éteindre.
Je vous remercie.