Il repose sur la coopération et l’entraide, il refuse le diktat des FMI, de l’organisation mondiale du commerce, de la banque européenne et de ces agences de notation qui sont le repaire des plus gros spéculateurs de la planète.

Nous voulons un monde où la paix ne serait plus « un rêve suspendu » tel que décrit par Kofi Anan… mais une réalité façonnée et fortifiée par l’amitié entre les peuples, l’internationalisme, la solidarité et le droit des peuples à l’autodétermination. Un monde où tous les murs s’abattront, où tous les enfants, ceux d’Israël et ceux de Jiffna et Jalazoune, nos villes jumelées de Palestine pourront se rencontrer et jouer ensemble.

Certes, tout cela peut paraître utopique, lointain… mais s’il faut viser la lune pour rallumer les étoiles ? alors, nous devons commencer par là. Et d’ailleurs ce n’est pas si loin ! C’est en tout état de cause, cette vision du monde, qu’Ivry « Ville messagère de la Paix » a pris pour emblème. Et, vous le savez, dans notre ville, le mot solidarité ne se décline pas qu’au niveau international. Il est au cœur de notre politique. Il constitue aussi le socle des actions et mobilisations des Ivryennes et des Ivryens de leurs associations, auxquelles la municipalité apporte son soutien, y contribue, afin de faire prévaloir dans notre ville et dans le pays, des réponses progressistes aux problèmes que connaît notre société.

Je tiens ce soir à remercier toutes les associations, les militants qui sont engagés dans ces actions.
Un remerciement particulier à toutes ces femmes, ces hommes qui par leur action, souvent bénévole, s’efforcent de soulager autant que faire ce peut la grande détresse dans laquelle sont plongés toutes celles et tous ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, chômeurs et précaires, auprès des « sans abri », des « sans papiers »… toutes ces personnes, familles et enfants que la misère et la précarité contraignent à vivre dans des conditions inacceptables au XXIème siècle. A cet égard, je pense particulièrement aux populations Roms qui se sont installées à Ivry et qui vivent dans des situations inacceptables, malgré toute l’aide que leur apportent les associations de soutien, ainsi que la ville. Un travail s’engage avec la Préfecture du Val de Marne afin de trouver des solutions humaines permettant de mettre fin à l’existence de ce véritable bidonville.

Mais le dévouement, la générosité de ces femmes et de ces hommes ne peuvent à eux seuls apporter une solution durable à ces situations dramatiques… car chacun sait bien, que la source de ces difficultés que ce soit en matière de logement, de travail, de pouvoir d’achat etc se situe d’abord au niveau national, voire européen, et, que leur résolution passe par la mise en œuvre d’une politique qui remet en cause, globalement, celle qui a été instaurée pendant 10 ans par la droite et singulièrement sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Or, soyons réalistes, il semble bien que pour des millions d’électeurs qui dans la diversité de leur vote à gauche ont mis leurs espoirs, en un véritable changement… il semble bien que la déception soit perceptible ! Bien entendu, je comprends que face au bilan catastrophique de la politique de la droite, dans tous les domaines - j’en ai été le témoin quasi-quotidien en tant que Député et à ce titre l’ai combattu, point par point - face à ce bilan, le redressement de notre pays ne peut se faire en un jour.

Mais en ayant affirmé « le changement c’est maintenant » ne faut-il pas qu’une volonté politique soit clairement affichée et mise en œuvre ?

D’autant que, jamais la gauche n’a détenu autant de pouvoirs : de la Présidence de la République au gouvernement, de la majorité à l’Assemblée Nationale à celle du Sénat, de la totalité des Conseils Régionaux (à 1 exception) à la majorité des Conseils généraux en passant par la direction des plus grandes villes de France… Que faudrait-il de plus pour réformer la France ?

Il y a donc urgence à ce que cette réalité politique, totalement inédite, soit une base solide, légitime et démocratique pour mettre en œuvre les mesures économiques, sociales et politiques dont notre pays et notre peuple ont besoin. Cela suppose, évidemment, de s’attaquer au monde de la Finance, ainsi que l’avait déclaré le candidat Hollande - rappelez-vous - : « mon seul ennemi, c’est la finance ! », pour permettre disait-il (par un retour de la croissance) de disposer des moyens afin de mener une politique de progrès social. C’est une voie, certes, bien que l’on puisse s’interroger s’il n’y a pas là une certaine forme d’inversion du problème (au cœur même de la sortie de crise). Ainsi, « le progrès social » devrait-il pas être le moteur, la boussole de la croissance et du développement économique ?

Disons-le clairement : ces mesures se font attendre. Et je pense (entre autre) au pouvoir d’achat, à la garantie de l’emploi, au maintien des potentiels industriels, comme à la relance des politiques publiques. Il y a là, me semble t-il une absence de volonté, disons une modération, qui encourage la mobilisation des forces hostiles aux changements : la droite, le Medef et tous ces boursicoteurs qui menacent de s’exiler, comme si, ils n’avaient pas déjà par milliards d’Euros, protégé leurs fortunes dans les paradis fiscaux : y compris en Europe… au coeur même de l’Union européenne. Il y a donc urgence à répondre aux attentes des Françaises et Français qui ont accordé leur confiance à cette nouvelle majorité, sinon le risque est grand que l’échec soit sanctionné, avec en embuscade l’extrême droite qui pourrait être la seule à en tirer profit.

J’exprime donc le vœu que l’année 2013 soit celle qui verra toute la gauche rassemblée, pour mettre en œuvre le changement,
avec la conviction que cela ne pourra se réaliser sans l’intervention, la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une vie meilleure, plus juste, plus démocratique ! C’est dans ce contexte, et sur ces principes, que nous travaillons à Ivry à la réalisation de nos engagements, ceux pris en 2008 envers les Ivryennes et les Ivryens. Le mois prochain, nous rendrons public le bilan de ce que nous avons engagé et réalisé depuis 5 ans (un document est en cours de réalisation). Vous aurez donc l’occasion de vérifier, par vous-même, que globalement nous avons tenu nos engagements, que ce bilan est celui de la majorité de gauche et écologiste, dans sa diversité, avec l’objectif de travailler à répondre aux attentes de nos concitoyens, à vos attentes (partenaires de la ville).

Permettez-moi, néanmoins, d’insister sur une idée. Au cours de ces 5 années nous avons voulu tenir un double cap :
- d’abord de renforcer dans tous les domaines notre politique sociale,
- d’autre part d’impulser la nécessaire mutation économique et urbaine de notre ville.

Vous le savez, après des années difficiles, Ivry a retrouvé la voie du dynamisme. Notre ville se transforme et se modernise. Elle est en plein mouvement, en pleine croissance. Les derniers chiffres du recensement indiquent que la population ivryenne a dépassé les 58 000 habitants, alors, qu’il y a une dizaine d’année notre ville ne comptait guère plus de 51 000 habitants et que depuis cette date plus de 10 000 emplois y ont été crées ou se sont implantés. Il n’en reste pas moins que nous avons conscience des difficultés que connaissent la plupart de nos concitoyens. C’est pourquoi nous n’avons de cesse de développer, dans tous les domaines, les différents aspects de notre politique sociale : logement, emploi, éducation, santé, handicap, culture, sport, loisirs, jeunesse, personnes âgées, sont autant de secteurs devenus priorités de notre action.

Et, vous le savez, nous avons de grandes ambitions pour notre ville comme en témoigne par exemple notre volonté de voir aboutir notre projet d’implantation du Centre Dramatique National à la Manufacture des Œillets. Nous restons dans l’attente d’une confirmation des financements d’Etat, formellement annoncés puis écrits par Frédéric Mitterrand lors de sa venue à Ivry voilà quelques mois. Une autre ambition est celle de favoriser la pratique sportive pour tous et sport de haut niveau - n’oublions pas Luc Abalo « un gamin de chez nous » qui vient d’être médaillé d’or aux JO - pratique sportive, pour laquelle nous allons engager la construction d’un équipement pouvant accueillir 2 500 places sur l’ancien BHV.

Mais – voyez – regardez… plus globalement, c’est toute la ville, tous nos quartiers qui sont aujourd’hui, en mouvement, en mutation. Nous ne voulons pas, en effet, d’une ville à 2 vitesses et c’est pourquoi nous travaillons à un développement global, équilibré d’Ivry, en conformité d’ailleurs avec les grands principes du Schéma Régional de Développement de l’Ile de France. Certes, trois projets emblématiques témoignent de cette dynamique qui ont fait l’objet de nombreuses concertations. Je veux parler :de la ZAC du Plateau, du secteur Gagarine Truillot et d’Ivry Confluences. Où en sommes-nous brièvement de ces 3 grands projets ?

  • La ZAC du Plateau sans être achevée, est bien avancée. Le Ministère des Finances s’y est installé, avec près de 1 200 salariés. Des centaines de logements y ont été livrés, d’autres sont en cours de construction avec plus de 3 000 m² de commerces… et une nouvelle école sera construite, ainsi qu’un nouveau collège sous la responsabilité du Conseil Général.
  • Pour Gagarine Truillot le projet est prêt, après de nombreuses concertations. Le dossier a été déposé auprès de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) pour l’obtention des financements.J’ai eu l’occasion, voilà quelques semaines, de rencontrer à ce sujet François Lamy Ministre de la Ville, ainsi que le Préfet du Val de Marne. L’un et l’autre m’ont confirmé l’intérêt et la qualité de ce projet. Toutefois si de premiers crédits (1,4 M) vont être débloqués, cela est loin du compte. Il nous faut donc maintenir un haut niveau de mobilisation de l’ensemble des acteurs du projet pour que ce dernier aboutisse. A cet égard il me semble incontournable que le gouvernement et sa majorité parlementaire relancent et financent la politique des grands projets urbains abandonnée par la droite.
  • Quant à Ivry Confluences c’est un projet majeur qui concerne près d’un quart du territoire de la ville, qui vise à réinventer ce que la désindustrialisation avait détruit et qui a pour double ambition d’opérer la mutation nécessaire en privilégiant les intérêts de celles et ceux qui y habitent et y travaillent. Considérons que ce pari n’est pas simple aux portes de la Capitale, mais qu’il est bien dans la tradition de notre ville. Alors après une longue période de démarches politico-administratives, de mise au point des dossiers de ZAC et surtout de concertation, nous allons démarrer les premiers projets en 2013 (26 à ma connaissance), diversifiés comme nous l’avons toujours voulu : logements, bureaux, locaux d’activités, équipements publics qui vont cette année sortir de terre, concrétisant des années de travail et d’investissement financier. L’ensemble de ces projets ne pourrait aboutir sans la coopération constante avec nos partenaires ; les aménageurs, tels que la SADEV, l’AFTRP ou encore l’EPAORSA. Sans le savoir-faire de nos amis architectes et entreprises qui contribuent à façonner la ville de demain.


Je voudrais saluer aussi nos partenaires institutionnels, notamment le Conseil Régional et le Conseil Général avec nos deux Conseillers Généraux – Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli - ainsi que sont Président Christian Favier. Je tiens à les remercier pour leur action et l’écoute qu’ils ont à nos projets. Sans conteste, c’est dans la voie du développement de telles coopérations que nous devons réfléchir au devenir de notre ville tout en préservant l’autonomie communale.

C’est en ce sens que nous avons décidé avec Choisy et Vitry de créer une communauté d’agglomération qui a vu formellement le jour le 1er janvier. Les 56 conseillers communautaires ont été élus à l’unanimité dans les 3 villes les 19 et 20 décembre dernier. En nous rassemblant, nous avons l’ambition de faire mieux pour faire entendre la voix, les atouts de notre territoire, et, de sa population tout en étant ouvert à d’autres partenaires. Nous avons, ainsi, la volonté de mettre en commun, nos moyens pour être plus efficaces dans la mise en œuvre de nos politiques, de nos projets. Cette intercommunalité est d’abord volontaire (non imposée par la loi) et elle repose sur une cohérence économique, sociale et territoriale. C’est pourquoi, j’ai la conviction qu’elle ne peut que renforcer l’efficacité de nos politiques publiques. Je ne doute pas que cette nouvelle communauté – forte de ses 185 000 habitants – bientôt 200 000 (...) – la plus importante du Val de Marne gagnera de l’importance dans notre département et plus généralement en Ile de France. Bien entendu nous n’ignorons pas les difficultés et les obstacles auxquels nous sommes confrontés d’autant que comme je l’évoquais précédemment, les premières décisions du nouveau gouvernement ne remettent pas fondamentalement en cause, l’asphyxie financière des collectivités territoriales comme cela a été rappelé lors du dernier congrès des Maires de France.

Face à cette situation doit-on en rester là ? Non bien entendu. Je l’ai rappelé : la configuration politique est inédite, un peuple attend massivement des changements, des entreprises attendent aussi la relance de l’activité économique en se détachant totalement des logiques spéculatives.

Ici, vous le savez bien, nous disposons d’atouts considérables pour faire d’Ivry une ville où chacun puisse s’épanouir, vivre sa vie. Une population attachée à sa ville, engagée dans les combats progressistes, une population solidaire et métissée… avec un service public, originalité de notre société française, qui en ces temps de crise constitue une réponse essentielle aux besoins des habitants, en particulier ceux qui sont les plus fragilisés.

Voilà pourquoi dans le cadre de l’Union des forces de gauche et écologiste je suis déterminé à poursuivre mon action à Ivry, cette ville qui a un cœur gros « comme çà ».

Et comme le chante CALI :
« Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout et s’ils s’essaient encore ils se frotteront à mille cœurs
debout ».