Ivry - élu-e-s Front de Gauche Espace d'expression des élu-es Front de Gauche d'Ivry-sur-Seine

Tribune d'expression

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Collège Confluences pollué : enquête en cours en pleine rentrée scolaire

La question d'Ivry-ma-Ville du mois de septembre était posée par le groupe Alternative pour Ivry : « La situation du nouveau collège, positionné sur un ancien site pollué installation classée et ne pouvant ouvrir à la rentrée pour cause de pollution au mercure, est-elle compréhensible et acceptable ? ». Pour le groupe Front de Gauche, Méhadée Bernard a répondu sur ce point avant d'évoquer les conditions de la rentrée scolaire et les difficultés persistantes.

La réalité du territoire d’Ivry, notamment Ivry-Port, se comprend au regard de son passé industriel. Il a subi, comme de nombreuses communes de région parisienne, la présence d’industries polluantes que la Ville de Paris et les beaux quartiers de l’ouest ne voulaient pas héberger. De nombreux terrains sont pollués, à des degrés divers, au vu des normes aujourd’hui heureusement bien plus strictes.

Faudrait-il donc cesser toute construction ? Ou bien utiliser les savoirs faires et technologies nouvelles pour garantir une dépollution efficace et sûre ? Nous préférons cette seconde option, pour répondre aux besoins des habitants en veillant sans cesse aux conditions de sécurité ! 

Un ensemble de mesures de dépollution a  été pris. Au vue des résultats, la construction du collège a été autorisée par la Préfecture et l’Agence Régional de Santé. C’est durant la phase de travaux que des problèmes sont survenus. Alors, évidemment, cette pollution n’est pas acceptable ni compréhensible. C’est pourquoi  l’enquête en cours, initiée par la Sadev pour le compte du Conseil Départemental, devra statuer sur les responsabilités de chacun. Les opérations de dépollution nécessaires vont être effectuées pour que le collège puisse ouvrir en toute sécurité en 2016.

A propos

Septembre, c’est la rentrée des classes. Et avec elle son cortège de questions sur la situation des écoles d’Ivry, vu la crise du système éducatif.

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Ivry, une Ville pour les Ivryens d'hier, d'aujourd'hui et de demain !

La question d'Ivry-ma-Ville du numéro de l'été était posée par le groupe d'opposition socialiste : « Le Projet Ivry Confluence va redessiner le 1/4 de la ville et accueillir 20.000 nouveaux habitants d’ici 2025. Alors que de nombreuses questions restent posées, comment veiller à ce qu'il soit bien l'affaire de tous les Ivryens ?». Pour le groupe Front de Gauche, Jacqueline Spiro a rappelé notre volonté que ce projet bénéficie à tous les habitants, par des politiques publiques.

« Ivry est une ville qui bouge ! », ce sont les premiers mots de notre programme. Il y a les Zones d’Aménagement Concerté d’Ivry Confluences, du Plateau, de Gagarine, et les projets urbains hors ZAC comme Villars, les Tennis Ledru Rollin ou Lamant-Coutant. C’est bien toute la Ville qui évolue, se transforme.

Le projet d’Ivry Confluences est conséquent, couvrant 1/8e de la Ville et non 1/4. Ce périmètre choisi sert avant tout à garantir la cohérence urbaine et le financement par la ZAC des nombreux équipements publics utiles à toute la population, pour des avancées en termes de bien être, de conditions de vie, de droit à la ville. Nous avons voulu maîtriser le devenir de ce quartier post-industriel à l’habitat très ancien autour des trois grandes ambitions affirmées avec Ivry au cœur.

D’abord des ambitions sociales : une exigence de logements pour tous et la garantie pour les personnes impactées de pouvoir y rester, d’où la présence de 50% de logements sociaux.

Ensuite des ambitions écologiques pour engager la transition nécessaire au plus local : géothermie, constructions HQE, grand parc de la confluence...

Enfin, et c’est essentiel, des ambitions participatives.

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Nouveau journal des élu-es Front de Gauche d'Ivry !

Edito

La transformation de l’école est une urgence. Le gouvernement avance aujourd’hui à marche forcée, défaisant pas à pas notre service public d’éducation nationale et l’ouvrant aux marchés, à la concurrence, à la compétition de tous contre tous. Nous portons l’ambition d’une école qui épanouit et émancipe, qui casse la reproduction incessante des inégalités et des hiérarchies sociales. Les idées ne manquent pas, mais les solutions nous devons les élaborer collectivement par la réflexion et le débat, et dans les luttes ensemble les faire avancer pour leurs mises en oeuvre.

Ensemble, en lutte, car les crises se sont aggravées, multiples, multiformes, et la réponse du gouvernement poursuivant ses politiques d’austérité les accentue. Les 20 millions d’euros en moins d’ici 2017 comme la métropole du Grand Paris qui va centraliser les lieux de pouvoir et de décision, sont autant d’inquiétudes, de difficultés à surmonter. Nous avons plus que jamais besoin de nous rassembler pour défendre et développer le service public, ce bien commun au centre de notre projet d’égalité et de justice sociale, de bien être et de bien vivre ensemble.

Ces deniers mois, nous avons vécu des moments difficiles. Il y a eu les assassinats de Charlie Hebdo, bien sûr, et le décès de Pierre Gosnat. Avec le nouveau Maire Philippe Bouyssou et une équipe municipale réorganisée, nous avons la volonté de poursuivre la mise en œuvre du programme Ivry au cœur. Construit collectivement autour des besoins des habitants et d’ambitions élevées, il est donc plus que jamais d’actualité.

Et notre volonté d’appropriation citoyenne des choix politiques à produire l’est encore plus. Nous sommes encouragées par les récentes élections départementales dans le Val-de-Marne qui assoit la majorité conduite par le Front de Gauche, là où partout ailleurs la droite et l’extrême-droite se sont renforcées, c’est pour nous un appui essentiel. Encouragés aussi par le succès électoral de Podemos en Espagne, après Syriza en Grèce, des victoires de rassemblements populaires qui ouvrent la voie à d’autres choix politiques possibles.


Olivier Beaubillard, Président du groupe - Fanny Sizorn, Vice-Présidente du groupe

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La lutte contre les discriminations mérite mieux qu'un plan de communication

La question d'Ivry-ma-Ville du mois de juin était posée par le groupe CCI : « Quel regard porte votre groupe sur le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme présenté par Manuel Valls à Créteil le 17 avril dernier ? ». Pour le groupe Front de Gauche, Ali Algül a répondu pour exprimer notre insatisfaction d'un énième plan de communication plus que de politiques d'égalité et de droits.


Le  plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme présenté par Manuel Valls ne s'intéresse jamais aux causes, mais uniquement aux conséquences. Il  n'aura donc aucune efficacité à long terme. Aucune mesure concrète pour lutter contre le développement des inégalités, encore creusées depuis l'arrivée au pouvoir de F. Hollande. Ces inégalités sont la principale source de l'exacerbation des frustrations, des colères et des actes de haine qui dressent les gens les uns contre les autres. Il suffit de voir la courbe du chômage monter pour voir le FN progresser en même temps. Au nom de l'équilibre budgétaire, les politiques actuelles participent activement à la casse des services publics, à l'explosion de la pauvreté, du chômage. En détruisant le système social de notre république avec le projet de loi Macron, ils créent un climat d'insécurité sociale générale.

Face à cela, les mesures proposées qui privilégient la pénalisation à la prévention, en inscrivant le délit de racisme dans le code pénal, en accroissant la surveillance d’internet, ne font que durcir les conflits, radicaliser les tensions, alimenter la haine et le rejet de l’autre. Que dire des grands plans de communication, des parrainages de « célébrités », de la formation des enseignants à réagir plutôt qu’à débattre. Au lieu de se questionner sur son sens, ses valeurs et surtout leur application, la République à travers ses représentants se recroqueville, se durcit. Elle finit par institutionnaliser des discriminations à l’image du discours de M. Valls envers les Roms qui « n’auraient pas vocation à s’intégrer ».

A l’inverse, rien n’est fait pour mettre en œuvre le programme de François Hollande : quid des récépissés pour mettre un terme aux contrôles au faciès ? ; quid du droit de vote des résidents étrangers aux élections pour qu’ils soient acteurs de la république et non spectateurs voire bouc émissaire ? ; quid de la défense des droits sociaux des travailleurs étrangers dont sont trop souvent victimes les sans-papiers ? Autant de mesures qui créent de la cohésion pour faire société là où s’organise aujourd’hui la division. Il y a aussi toutes les actions, au plan local, qui sont des leviers. De la formation des agents municipaux au soutien des associations en passant par le renforcement des missions de l’EMMAD (Espace de médiation et d’accès aux droits), nos ambitions sont grandes et les propositions nombreuses pour faire reculer toutes les discriminations, pour tisser entre tous les liens qui abolissent l’exclusion.

Le meilleur moyen de lutter contre le racisme et l'antisémitisme, c'est de créer les conditions nécessaires pour garantir à chacun de trouver sa place dans la société et de vivre dignement de son travail, en clair en donnant son sens noble à la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" de notre chère république.

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Pour un vrai débat national sur la fin de vie

La question d'Ivry-ma-Ville du mois de mai était posée par le groupe des GRECS : « L'amendement au projet de loi de fin de vie demandant la possibilité, comme dans des pays voisins, d’une assistance médicalisée active à mourir a été refusé. Ne faut-il pas revenir sur ce refus ?». Pour le groupe Front de Gauche, Patricia Gambiaisio, maire adjointe aux retraités, a répondu.


Le débat sur l’euthanasie mobilise et clive profondément les citoyens comme les différentes organisations politiques. Il fait partie de ces grands sujets de société qui transcendent même les habituels clivages politiques et idéologiques. D’autre part, quand bien même l’on considère cette question hors de tout cadre religieux ou métaphysique, il n’en demeure pas moins que le rapport à la mort est, dans nos sociétés occidentales, sinon parfois tabou, du moins fortement sacralisé. Il est donc difficile ici de trouver un liant, au-delà des dissensus manifestes.

La proposition, tout comme le rejet de cet amendement, en est d’ailleurs révélateur puisque les prises de position des uns et des autres dépassent leur appartenance à un groupe politique. Mais le projet de loi sur la fin de vie, adopté par l’Assemblée nationale en mars dernier, constitue une avancée indéniable en ouvrant le droit à la sédation profonde et l’arrêt de tout traitement. En revanche, cette loi ne va pas jusqu’à autoriser l’euthanasie bien qu’elle conforte et renforce les dispositions prises par la loi Léonetti en 2005 et jusqu’à ce jour partiellement appliquées.

Mais si l’on peut juger une société à la façon dont elle accompagne ses mourants, il est alors impossible de considérer la question à travers le seul prisme de l’euthanasie. Les soins palliatifs ont à cet égard un rôle essentiel et doivent être profondément développés. Aujourd’hui encore, la formation des personnels soignants, les conditions de travail et les moyens alloués ne permettent pas de répondre convenablement à la souffrance des personnes en fin de vie ainsi que de leur famille.

Et les orientations politiques prises ces dernières années, tant par la droite que par le gouvernement socialiste, ont considérablement affaibli les hôpitaux publics et donc la prise en charge des personnes. C’est une nouvelle coupe de 10 milliards d’euros dans le secteur de la santé dont 3 milliards dans le secteur hospitalier que le gouvernement vient d’annoncer.

Comment dès lors convenablement envisager le débat sur le droit à mourir dans un contexte de dégradation de l’offre publique de soins et de marchandisation du secteur hospitalier, tenu lui aussi à un impératif de rentabilité ? Pour aborder la question de l’euthanasie, ne devrait-on pas poser comme préalable le développement, l’amélioration et la pérennisation de notre système public de santé et notamment de l’hôpital ?

Pour notre part, il va de soi que l’accès aux soins et le bien vieillir doivent être des priorités politiques claires et les réponses apportées celles du service public. C’est notamment pour relever cet enjeu, à notre échelle locale, que nous agissons fortement pour le maintien et le développement de l’hôpital Charles Foix, véritable pôle d’excellence en matière de gériatrie.

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Contre le dérèglement climatique, on agit !

La question d'Ivry-ma-Ville du mois d'avril était posée par le groupe EELV : « La lutte contre le dérèglement climatique sera déclarée grande cause nationale pour l’année 2015. Quelles actions la ville doit-elle mener à court et à long terme pour participer à cet effort essentiel ? ». Fabienne Oudart a répondu pour le groupe Front de Gauche.


Depuis le milieu du XXe siècle, l'homme par ses modes de vies et de consommations quotidiennes est la principale cause du réchauffement climatique. Cette question est aujourd'hui une urgence, un enjeu primordial.

L'année 2015 va se ponctuer par un énième « sommet climatique » : ce n'est pas le premier, les précédents avec le protocole de Kyoto en 1997 qui avait permis une lisibilité politique n'a pas abouti à un réel bouleversement positif. Il nous faut donc ouvrir tous les espaces pour en parler, débattre collectivement et pour agir, ensemble.

L'origine anthropique du réchauffement nous interroge aussi sur le développement inégalitaire de nos société ainsi ce qui serait notre bien commun  n'est pas équitablement penser du nord au sud, d'un pays, d'une région, d'un département, d'une commune à l'autre.

Des causes de dérèglement nous sont connues : déforestation, consommations d'énergie fossile, industrie, chauffage de l'habitat... Bien évidemment, chacun de nous devrait en être conscient. Mais cette conscience individuelle ne doit pas nous faire perdre de vue la responsabilité collective, à des échelles nationales et internationales.

On peut toujours exiger des citoyens qu'ils consomment moins et recyclent, mais qu'est-ce que cela changera si les grandes entreprises continuent de produire du carton et plastique à n'en plus finir ? Si les grandes firmes de l'énergie refusent d'investir réellement dans la recherche d'énergie alternative, pour des enjeux d'argent et de pouvoir (le pétrole, par exemple !) ?

Nous, Ivryens, concitoyens, devons tendre à un mieux pour notre environnement et ce dans notre quotidien, au plus local. Nous pouvons agir sur l'alimentation, la consommation d'énergie, le recyclage. Nous nous sommes donné collectivement des outils pour répondre  à ces enjeux dans notre programme municipal. A la manière d'un inventaire à la Prévert, les propositions 65, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77 et 78 ainsi que les 100, 101, 102, 103, 105, 106, 107 sont des engagements concrets que nous devons partager faire connaitre et mettre en oeuvre.

C’est la création d’un puits de géothermie pour alimenter le réseau de chauffage urbain en diminuant l’empreinte carbone de la ville et la facture des ivryens. C’est la poursuite de la rénovation énergétique des logements. C’est encore le travail sur la collecte sélective des bio-déchets, la sensibilisation des citoyens, pour réduire le traitement nécessaire de nos déchets.

En pensant  d'autres façons de vivre ensemble, nous pouvons ainsi envisager une transformation de notre société. Une société plus démocratique où les intérêts communs ne seraient plus assujettis à des stratégies économiques libérales, où la logique expansive et délétère du système capitaliste soit réellement et concrètement remis en cause.

Fabienne Oudart, Conseillère municipale

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Dernier hommage à Pierre, Pierrot : on lâche rien, on continue !

A la demande de plusieurs groupes politiques, la tribune d'Ivry-ma-Ville du mois de mars était consacrée à un hommage à Pierre Gosnat. Voici le texte du groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry. 

Que notre cœur est meurtri en ce début d'année 2015, bien douloureux pour nous toutes et tous.

Il y a eu les meurtres terribles de Charlie Hebdo, les tueries de ce début de janvier. Au-delà de l'horreur et du choc,  ces événements nous obligent collectivement à nous questionner sur ce qui nous lie, sur notre envie de faire société ensemble. Comment donner corps et sens, enfin, à ces principes de « Liberté, Egalité, Fraternité » ?

Des mots si chers à notre joli Ville d'Ivry, la belle et rebelle, populaire et métissée. Une Ville à l'image de celui qui nous manque déjà tant. Pierre Gosnat, Pierre, Pierrot ! Notre Maire, notre camarade, notre ami. Pour le élu-es du groupe Front de gauche, la mort de Pierre c'est la disparition du premier d'entre nous. Nous sommes avec Alice, ses enfants et toute sa famille.

Pierre était un Maire engagé, militant, qui a toujours porté avec enthousiasme et détermination les valeurs de solidarité, d’égalité, de justice sociale.
Pierre était un Maire humain d’abord, un Maire populaire, à l’écoute de sa ville, ses élu-es, ses agents et ses habitants. Il avait Ivry au cœur depuis sa plus tendre enfance. Comme conseiller municipal, adjoint puis Maire en 1998 et député en 2007, il a sans relâche combattu l'injustice, fait avancer les droits de chacune et chacun, à Ivry et au-delà.

Les nombreux témoignages d'amis, de camarades, de citoyens, les hommages de la République qui a perdu l'un de ses fervents défenseurs, tant de marque de sympathie et de respect pour l'élu et pour l'homme qu'il était.

Certes, il y a la tristesse, l'émotion de tourner une page d'Ivry, de l'histoire de notre Ville qu'il a vu grandir, qu'il a fait grandir. Mais cette émotion est pour nous tous, aujourd'hui, une force. Une force et une impatience de poursuivre le programme Ivry au cœur, qu'il avait porté avec nous toutes et nous tous, pour écrire ensemble l'avenir de notre ville.
Nous sommes conscients de l’immense responsabilité qui nous incombe, avec Philippe Bouyssou, que le Conseil municipal, le 7 février, a élu maire, nous poursuivrons avec ténacité et avec les Ivryennes et les Ivryens, nos engagements.

A l'heure où les crises nous plombent, où les progrès disparaissent, où les fascismes fertilisent...
A l'heure où, en Europe, souffle un vent nouveau de Grèce et d'Espagne...
A l'heure où les utopistes sont debout, où les dynamiques citoyennes sont de plus en plus nombreuses...
Nous avons l'irrépressible envie de nous battre pour vivre mieux aujourd'hui, demain, à Ivry et partout dans le monde.

Pierre, tu es parti sous les applaudissements, avec Amélie Poulain, dans le soleil d'hiver, comme un clin d'œil... C'est pour nous un signe d'espoir à continuer : on lâche rien !

Les élu-es du groupe Front de Gauche d'Ivry

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L'après Charlie : une autre France est possible !

Suite aux attentats de Charlie Hebdo, la tribune d'Ivry-ma-Ville du mois de février était consacré à une expression libre de chaque groupe. Mehdi Mokrani s'est exprimé pour le groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry.


« Quand est-ce qu’on y arrive ? Là où le bonheur désaltère, où le futur se construit, sans cris, sans mecs à terre ? », IAM, la fin de leur monde.


Les actes intolérables qui ont secoué nos consciences et notre capacité à faire société ne doivent pas atteindre leur but. Nous sommes à la croisée des chemins. L’obscurantisme est comme tous les fascismes, il cherche la désorganisation, l’isolement, la peur, le recul de nos intelligences individuelles et collectives. Il cherche à nous rendre individuellement stérile, et collectivement vulnérables pour installer son fantasme totalitaire.

Les fascismes progressent, de la tuerie de Charlie hebdo au nom d’un islam qui n’aura jamais été tant trahi, de l’obscurité qui a entouré les manifs pour tous qui ont cru nous expliquer comment il fallait vivre, élever des enfants, comment il fallait faire l’amour également, de la victoire aux élections européennes du Front National, à la médiatisation sans précédent de penseurs islamophobes, nous n’avons jamais tant été agressés, bafoués, pris pour des débiles, des assistés de la pensée. 

Il faut dire que le terrain n’a jamais été aussi favorable. Ce terrain favorable, c’est celui de la crise, des crises. La crise ébranle notre société. Les crises produisent de multiples divisions de notre peuple, l’encourageant ainsi au repli. La crise économique aggrave chaque jour nos vies, les difficultés s’amoncellent, les nôtres évidemment, mais aussi celles de ceux qui nous entourent qui deviennent nos concurrents, ceux qu’il faut battre, éliminer pour nous en sortir. La crise politique, depuis 2002 et l’arrivée au second tour de la présidentielle d’un fasciste, détruit nos perspectives, notre capacité à réfléchir autrement. Des années de droite violente, inégalitaire, autoritaire et raciste ont transformé  la pensée comme les rapports quotidiens entre individus. Et que dire de cette gauche complice, convertie à la pensée unique économique comme sociétale, en témoigne les graves régressions que nous connaissons depuis l’élection de F. Hollande. La crise sociétale et identitaire, alimentée pour nous diviser, pour opposer les minorités à une majorité à l’identité fantasmée. Musulmans, Rôms, Jeunes des quartiers populaires sont quotidiennement définis comme les ennemis intérieurs.

C’est cette faillite républicaine que nous devons affronter. Dans les jours qui arrivent, nous devrons relever le défi de redonner sens à notre vie commune, pour tracer un chemin de progrès pour une société de partage, de rencontre, de métissage permanent. Reprenons le chemin du progrès et de l’émancipation. Jamais nous n’avons eu tant de moyens, tant de savoirs. Nous pouvons faire de nos intelligences individuelles et collectives l’ingrédient  nécessaire pour que la tuerie de charlie hebdo n’atteigne pas son but, pour qu’au contraire nous démontrions qu’une autre France est possible. 

Mehdi Mokrani, conseiller municipal

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Billet d'humeur du lundi

Un coup d’état contre la démocratie locale !

Avec sa réforme territoriale actuellement votée au pas de course, le coup d’état est en marche !

La semaine dernière, les députés ont voté la réduction de 22 à 13 régions : nous y voilà, comme le voulait François Hollande, aux régions à « taille européenne » pour plus de compétitivité, unique boussole qui ne réduit pas et réduira jamais le chômage. En parallèle, l’incertitude plane toujours sur l’avenir  des départements : pendant un temps, Manuel Valls a annoncé leur disparition pure et simple, notamment avec la création des grandes métropoles. Puis, il s’est ravisé, notamment pour les départements ruraux. Reste que le Val-de-Marne a « vocation à disparaître », pour reprendre son expression favorite, avec la création de la métropole du Grand Paris !

Enfin, les intercommunalités vont être renforcées, les communes vont perdre leur clause de compétence générale qui leur permet de développer des politiques publiques dans tous les domaines pour se recentrer sur « leurs » missions : sécurité, état civil, école, voirie. Et puis basta ! Tout cela, bien sûr, avec une baisse continue des dotations aux collectivités territoriales de 11 milliards en 3 ans.

De mensonge en recul, le tout sans jamais aucun référendum sur des enjeux pourtant essentiels dans nos vies, voici que l’objectif se précise : liquider la démocratie locale, tous les services publics utiles que les collectivités territoriales développent. Et à la place, le centralisme technocratique de gestion, éloigné des gens, de leurs vies, de leurs préoccupations, de leurs besoins. Et surtout de leur pouvoir ! Place à libéralisation des marchés, à la privatisation des services publics ! Alors qu’il y a une véritable urgence sociale, économique, démocratique, écologique, celle-ci est bafouée au nom d’intérêts bien éloignés de nous toutes et tous.

A cela, nous disons : NON, PLACE AUX CITOYENS !!!

Rendez-vous mercredi 26 novembre à 19h30 à l’Espace Robespierre pour en discuter, en débattre, avec nous, et avec les Ivryennes et les Ivryens. Construisons notre avenir, ensemble !

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Billet d’humeur du lundi

Kobanê, jusqu’à quand l’indifférence ?!

Samedi 1er novembre était une journée nationale de soutien à la lutte des kurdes. Depuis plusieurs mois, les brigades kurdes résistent aux islamistes de Daesh, elles le font seules, sans aucun soutien. Une coalition s’est peu à peu formée, menée par les Etats-Unis, hors de tout cadre.

La réponse de la France dans tout ça ? L’indifférence ! Laissons la Turquie faire. Mais justement, la Turquie reste immobile, ses chars tournés vers Kobanê, ses postes frontières fermés. Pire, le gouvernement français a même proposé l’idée voulue par la Turquie d’une zone tampon qui serait… le territoire kurde ! La belle affaire : de quoi entériner un massacre à grande échelle qui déstabiliserait encore plus une région déjà à feu et à sang.

Soyons clairs : une défaite des partisans kurdes provoquerait d’une part un massacre des populations civiles et d’autre part l’écrasement d’un mouvement de résistance progressiste. Tandis que tout le monde s’effraie de la « barbarie » de Daesh, aucune réponse politique internationale d’envergure n’est envisagée. D’autant que, pour une part, certaines puissances comme les Etats-Unis, la Turquie ou les émirats du Golfe ont pu soutenir Daesh dans la lutte contre Bachar Al Assad : comme souvent, le chaos ne vient pas de nulle part !

Face à cette situation, il est plus qu’urgent d’agir, de soutenir ceux qui résistent, d’œuvrer politiquement pour le respect du droit international. Il faut que la France, l’Union Européenne, l’ONU prennent leurs responsabilités, sans ingérence pour défendre leurs intérêts économiques ou géopolitiques, mais pour une résolution pacifique du conflit.

Le Front de Gauche d’Ivry organise une soirée-débat jeudi 6 novembre à 20h, salle Voltaire : une bonne occasion d’échanger et de mobiliser largement pour soutenir cette lutte plus qu’essentielle !

Fanny Sizorn, vice-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche

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