Ivry - élu-e-s Front de Gauche Espace d'expression des élu-es Front de Gauche d'Ivry-sur-Seine

Conseil municipal

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Charte de l'égalité homme/femme : on avance !

Egalement à l'ordre du jour du Conseil Municipale d'hier soir, la signature de la Charte européenne de l'égalité homme/femme dans la vie locale. Une réelle avancée sur un sujet porté depuis longtemps à Ivry de lutte contre le sexisme, les violences faites aux femmes et tendre vers l'égalité. Bahri Sebkhi est intervenu, au nom du groupe Front de Gauche, pour tracer des perspectives d'actions sur ce chemin encore long.



Récemment, sur des panneaux publicitaires dans la Ville, on a pu voir figurer plusieurs publicités. C’était à l’approche du salon de l’automobile 2014, à Paris, une campagne pour un nouveau site de rencontre. L’idée est simple : se servir de ce rendez-vous des plus belles voitures, a priori apprécié par un public masculin.
4 publicités scandaleuses, profondément sexistes.
Voici les slogans : « Préférez-vous une berline allemande ou une berlinoise ? » / «  Les Françaises aussi ont de belles carrosseries » /« Une belle italienne n’a pas nécessairement 4 roues ». Et la palme : « Pas besoin d’aller au salon de l’auto pour tester les nouveaux modèles ».

Alors voilà à quoi se résume une femme : à une voiture ! Carrosserie, berline, modèle à essayer, tout y est. C’est le règne instauré de la « femme-objet » : elle est définitivement désignée comme tel ! Pire : on bascule dans la « femme-jouet ». Gros seins, fesses arrondies, robes moulantes, cheveux longs et détachés, passe encore, on connaissait.
Mais que dire de cette 4e publicité qui montre une femme « prise » à l’arrière d’une voiture, comme on essayerait la nouvelle Clio ?! Que sera donc la prochaine étape : un site de tunning pour femme ? Rajoutez lui des gros seins, gonflez lui les lèvres, raffermissez lui les fesses…  Et après, un site de test aussi ?! 

C’est une véritable violence faite aux femmes, qui montre à quel point nous sommes loin du compte dans le dépassement du patriarcat, dans l’égalité des sexes.
Au lieu de se concentrer à faire la guerre aux femmes voilées, et créer des lois qui vise d’abord les femmes, et devrait aboutir à exclure les plus vulnérables d’entre elle du monde du travail, comme si elles étaient de trop dans cette société, la République ferait bien mieux de regarder aussi ce qui se passe et s’affiche sous ses yeux, dans ses rues, sur le petit et le grand écran, dans les entreprises, les services publics, et d’agir pour que les inégalités de droits et de traitement entre les hommes et les femmes soient enfin abolies, en acte !

Simone de Beauvoir  a dit : «N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.» A Ivry, cela fait longtemps que la lutte contre le sexisme, contre toutes les discriminations d’ailleurs, est définie comme une cause majeure. Une délégation du Maire existe, portée aujourd’hui par Bozena. Depuis plusieurs années, un poste de chargé de mission a été créé pour travailler, avec tous les services, à organiser des actions de sensibilisation, d’information, de commémoration dans le cadre de journées nationales ou européennes, en direction des Ivryennes et des Ivryens.

Même s’il y a plein de domaines où l’on peut encore progresser. Par exemple contre les violences faites aux femmes, trop mal connues et prévenues. Dans la sensibilisation, aussi, des jeunes notamment. Il pourrait y avoir plus de travail avec les écoles, les collèges et les lycées.

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Débat d'Orientation Budgétaire : ne nous laisson pas tondre !

Hier soir, le Conseil Municipal était notamment consacré au débat d'orientation budgétaire. L'occasion, pour le groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry, de rappeler la nécessaire bataille budgétaire à mener devant la politique d'austérité dramatique imposée par le gouvernement. Avec une petite surprise : un duo d'intervenante ! Sarah Misslin et Ouarda Kirouane.

Notre ville est une « ville-monde ». Riche de son dynamisme, de sa population, riche de sa volonté toujours plus forte d’améliorer le « bien vivre ensemble ». Cette volonté est portée par ses élu-e-s, ses agents du service public et par ses citoyens. A Ivry on peut s’épanouir, se rencontrer, se cultiver, travailler, grandir. A Ivry nous avons la vie au cœur. L’Etat, dans ses grandes heures de la décentralisation des pouvoirs et des services publics vers le local avait aidé notre volonté à se réaliser. Ce principe de transfert de charges et de compétences se doublait alors d’un principe de compensation. Deux leviers leur étaient assurés :

  • D’une part, les entreprises contribuaient par la taxe professionnelle au développement du cadre de vie dont elles et leurs salariés bénéficiaient ;
  • D’autre part, l’Etat compensait ce déplacement de l’action publique vers les collectivités par des dotations de compensation, de fonctionnement.

Mais depuis quelques temps, les coups de rabot se font de plus en plus durs pour les collectivités locales. En 2008 pour la première fois, le gouvernement choisit  d’indexer les compensations sur la seule inflation et non plus sur la croissance. Puis, en 2010,  Sarkozy décide de supprimer la taxe professionnelle, seule source de recettes fiscales liée aux entreprises avec un système de compensation de l’Etat  indexé sur les recettes de 2010. Autrement dit, le développent de l’activité économique sur le territoire des communes ne rapportera plus rien.
En 2011 gel des dotations de compensation aux collectivités ; puis en 2012, Hollande prend la suite, maintient le gel avant d’accélérer le processus en 2014 avec une baisse des concours de l’Etat de 1,5 Milliards d’euros. Et pour la période 2015-2017, ce sera 11 milliards en moins !

Cette politique, c’est celle de l’austérité ! C’est laisser croire que l’Etat, donc la puissance publique, vit au-dessus de ses moyens, que le déficit public et la dette sont insoutenables, que les collectivités territoriales sont trop dépensières et creusent le déficit et la dette. Nous assistons à une litanie de discours idéologiques : car, oui, le libéralisme, le capitalisme tout comme le réalisme et le pragmatisme sont des idéologies !

Mais des voix différentes s’élèvent, tout aussi sérieuses, tout aussi expertes et qui peinent à pouvoir s’exprimer : celles des économistes atterrés, d’Attac, et d’une myriade de progressistes. C’est la nôtre, également. Nous le redisons ce soir avec force : l’austérité n’est pas un principe de gestion, c’est l’un des outils de mise en place d’un véritable projet de société. L’austérité n’est pas imposée à tout le monde, quand il y a en France toujours plus de millionnaires et milliardaires et toujours plus de pauvres. Le rapport de force est en faveur des banques et des spéculateurs. Mais les peuples doivent se faire entendre comme en Grèce où Siriza est un espoir autant que le début d’une lutte. La justice est aujourd’hui plus encore une nécessité. N’oublions pas que près de la moitié de notre dette correspond aux intérêts de la dette !

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Rythmes scolaires : expérimentation et évaluation à poursuivre..

Hier soir, au Conseil Municipal, un voeu du PS était proposé sur les rythmes scolaires. Marie Piéron est intervenue, au nom du groupe Front de Gauche d'Ivry, pour rappeler le sens et les objectifs de l'organisation à Ivry. 1 an et demi d'expérimentation pour prendre le temps de l'évaluation, devant des bouleversements importants pour les élèves, les acteurs de l'école et les familles. 1 an et demi pour avancer ensemble pour un mieux d'école.

Le vœu qui nous est présenté ce soir, nous en partageons des éléments : mais dans sa forme, ses sous-entendus et certaines de ses conclusions, il n’est pas acceptable.

Tout d’abord, je voudrais rappeler notre opposition initiale à cette réforme des « rythmes scolaires » et plus globalement à la loi de refondation de l’école proposée par Vincent Peillon. Ces ambitions pourraient paraître nobles – « la réussite de tous les élèves » -, la réalité des orientations politiques et déclinaisons proposées l’est beaucoup moins. Je ne redirai pas ce soir tout ce qui nous a poussés dès 2013 à nous y opposer. Un seul élément, peut-être, une idée-phare : pourquoi donc, alors que l’école est en crise, de sens, de contenu et d’égalité, n’avoir pas réintroduit les 2h de classes supprimées en 2008 par Darcos ?! La réponse est simple : l’Education nationale n’en a pas les moyens, prise dans la tenaille des politiques d’austérité.

Alors, la réponse a été d’imposer cette réforme comme un transfert de charge vers les collectivités territoriales, en faisant glisser du temps scolaire sur le périscolaire, avec les conséquences que l’on connaît : une disparité incroyable entre les territoires. A ce titre, il est étonnant de parler de la « singularité du projet ivryen », à moins qu’il ne s’agisse uniquement du choix minoritaire du samedi matin comme demi-journée supplémentaire. Car, à la lecture des organisations retenues pour les 47 communes du Val-de-Marne, il y a de quoi se demander où est aujourd’hui l’unité nationale du temps de l’école ! Et c’est précisément ce que nous refusions au moment de la présentation du projet de loi : cette territorialisation de l’éducation.

Ce choix d’organisation, ainsi que tous les projets mis en place (amélioration de l’interclasse, mise en place d’atelier-étude le soir) n’ont pas été imposés sans tenir compte des avis. Sans polémiquer inutilement, la concertation ne s’est pas limitée aux trois questionnaires, mais à de multiples rencontres, débats, temps d’information, grands formats etc. Disons clairement les choses : elle a probablement été insuffisamment travaillée, biaisée par l’approche des élections municipales. En tout état de cause, la décision finale s’est appuyée sur l’ensemble des avis.

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Point et bilan sur les campements illicites à Ivry

Au Conseil Municipal de jeudi dernier, Bozena a présenté un bilan sur les "campements illicites" présents sur le territoire d'Ivry. Elle a rappelé la stigmatisation croissante de ces populations, les efforts fournis par la Ville et le Conseil Général, les nombreux projets d'insertion engagés, et les défaillances de l'Etat qui n'assume toujours pas ses missions ni ses engagements.

Je suis chargée de vous informer de la situation sur le territoire ivryen de ce qu’on appelle « les campements illicites » et que je préfère dénommer, pour plus de clarté, « les bidonvilles ».
C’est un moment important de partage d’informations. Je trouve ce temps extrêmement précieux puisqu’il s’agit de nous permettre de réaffirmer les valeurs qui fondent nos engagements au service de la population, nos engagements de gauche, de confirmer les déclinaisons concrètes de ces valeurs, mais aussi de souligner les difficultés, les combats dans lesquels nous sommes inscrits, des combats avec des victoires … et des échecs… Cette information au conseil municipal me semble primordiale dans une période historique de crise d’une rare gravité. 

Avant d’entrer dans les précisions nécessaires sur l’actualité au niveau local, je tiens à rappeler quelques éléments plus généraux. En effet, l’accueil de populations migrantes venant du monde entier fait partie du patrimoine de la France, pays des droits de l’homme et du citoyen. Les migrations sont constitutives de notre histoire, de celle de l’Humanité. A Ivry-sur-Seine, comme ailleurs, les vagues migratoires se sont inscrites dans la construction de notre territoire. Et à Ivry, peut-être pas comme partout ailleurs, mais à Ivry, le métissage de notre ville, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, le combat pour la dignité et l’émancipation humaine constituent de véritables fiertés, une richesse incommensurable, une ambition incontournable.

Nous avons toujours accueilli les populations migrantes. Réfugiés des guerres ou ceux de la misère, voyageurs intrépides ou amoureux des valeurs de la France, colonisés et anciens colonisés, je revendique, sans oblitérer les responsabilités historiques, ma terre, celle de la Nation française comme une terre de liberté, d’égalité et de fraternité, ouverte sur le monde et accueillant ses sœurs et frères d’humanité. Les populations originaires d’Europe de l’Est font partie de cette histoire et ont toujours été présentes sur le territoire national, sur le territoire ivryen.

A quelques jours de la Semaine de la Mémoire, qui consacre depuis 10 années un travail précieux sur « la mémoire du génocide des Juifs et des Tziganes, pour la prévention des crimes contre l’humanité et la lutte contre le racisme et l’intolérance », je me dois de rappeler que la confrontation à l’altérité a été, dans notre histoire collective, le terrain de rapports de forces idéologiques violents, parfois meurtriers, au point de meurtrir durablement notre capacité à vivre-ensemble. Les logiques de boucs-émissaires ne datent pas d’hier et continuent de nous traverser. Je me permets de saluer toutes celles et tous ceux qui, dans la recherche et le labeur, travaillent à comprendre et démonter ces logiques d’affrontement.

Si je rappelle tout cela brièvement, c’est que ces mêmes mécanismes de stigmatisation ont été réenclenchés en 2011 par l’ancien Président de la République, M. Sarkozy, désignant à la vindicte les « gens du voyage » et les « roms ». Mais ce sont les mêmes logiques stigmatisantes qui tentent de déguiser les chômeurs et les précaires en fainéants et en assistés. Et je ne reviens pas sur l’actualité, qui a ouvert notre conseil de ce soir, et qui livre encore d’autres citoyens français en pâture aux pires dérives.

Le changement de présidence de la République n’a certainement pas mesuré que ces logiques discriminatoires ne pouvaient perdurer. La spirale infernale des expulsions de bidonvilles s’est même accélérée, malgré une circulaire interministérielle adoptée en août 2012, relative à l’anticipation des expulsions par un accompagnement social. Aujourd’hui, la situation faite aux personnes Roms, qui fuient la misère et les discriminations de leurs pays d’origine, est une honte profonde et une atteinte terriblement grave pour la France.

Je tiens à souligner que je souhaitais, par ce bref rappel, resituer le cadre de ce que nous vivons à Ivry. Je ne veux pas idéaliser la situation locale ou gommer les difficultés réelles, bien réelles, auxquelles nous sommes confrontés. Mais le contexte dans lequel nous sommes est celui-ci : une misère grandissante, une précarité qui frappe toutes les familles ivryennes, une absence de perspective commune, de sens collectif, le sens de ce qui fait que nous sommes ici, maintenant et ensemble à « faire société ».

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Charlie Hebdo : et après, que fait-on ?

Hier soir, au Conseil Municipal, l'ordre du jour a été quelque peu modifié : chaque groupe politique a pu s'exprimer sur les événements dramatiques de ce début d'année.

Mehdi Mokrani est intervenu pour le groupe Front de Gauche.

« Quand est-ce qu’on y arrive ? Là où le bonheur désaltère, où le futur se construit, sans cris, sans mecs à terre ? ».


Si je commence cette intervention par cette citation d’IAM, c’est parce que je crois que notre peuple, notre pays, notre République, doit ouvrir une nouvelle page de son histoire. Les actes immondes, intolérables, insoutenables, qui ont secoué nos consciences et notre croyance en notre capacité à faire société ne doivent pas atteindre leur but. Nous sommes aujourd’hui à la croisée des chemins. L’obscurantisme est comme tous les fascismes, il cherche la désorganisation, l’isolement, la peur, le recul de nos intelligences individuelles et collectives. Il cherche à nous rendre individuellement stérile, et collectivement vulnérables pour installer son fantasme totalitaire.

Nous avons aujourd’hui une responsabilité. Les élus de la République, de l’Elysée à notre conseil municipal ont une responsabilité. Les acteurs économiques, les institutions de tout genre ont une responsabilité. Les militants, ceux qui animent chaque jour le débat citoyen qu’ils soient des militants politiques, associatifs ou syndicaux ont une responsabilité. Les institutions religieuses ont une responsabilité. Les citoyens, tous ceux qui composent le peuple de France ont une responsabilité.

L’émergence inquiétante des fascismes, de la tuerie de Charlie hebdo au nom d’un islam qui n’aura jamais été tant trahi, de l’obscurité qui a entouré les manifs pour tous qui ont cru pendant des semaines et des mois expliquer à la société comment il fallait vivre, comment il fallait élever des enfants, comment il fallait faire l’amour également, de la victoire aux élections européennes du Front National de Marine Le Pen qui entremêle quotidiennement son positionnement anti-système à des revendications nauséabondes, peine de mort, stigmatisation aigüe et odieuse de l’étranger, de l’immigré, à la médiatisation sans précédent de penseurs sionistes ou islamophobes, à l’image de Houellebeck, Zeymour ou Finkelkraut, nous n’avons jamais tant été agressés, bafoués, pris pour des débiles, des assistés de la pensée.

Il faut dire que le terrain n’a jamais été aussi favorable. L’émergence des fascismes de toute nature, et surtout leur rapprochement, car sous couvert  de revendications différentes, voire opposées, ils servent les mêmes intérêts, les mêmes objectifs, ceux de casser le progrès pour laisser triompher la haine et de supprimer les libertés individuelles au profit d’un fantasme totalitaire.

Ce terrain favorable, c’est celui que Gramsci a décrit dans une citation effrayante d’actualité. « La crise, c’est quand le vieux monde se meurt, quand le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur, surgissent les monstres ». Citation aussi effrayante qu’elle porte en elle l’inexorable mouvement humain qui doit mener au progrès et à l’émancipation.

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Projet Gagarine-Truillot : maintenant, une charte du relogement !

Lors du dernier Conseil Municipal, le lancement du relogement des habitants de Gagarine-Truillot était à l'ordre du jour. Un premier pas dans l'avancée du projet de réhabilitation du quartier, toujours en attente des crédits de l'ANRU.

Marie Piéron est intervenue pour le groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry.


Permettez-moi de débuter cette intervention en réagissant à l’actualité du projet Gagarine, et ce, au nom du groupe Front de Gauche d’Ivry. En effet, les 200 projets retenus pour l’ANRU 2 viennent d’être annoncés et Gagarine-Truillot n’en fait pas partie.

Dans le Val-de-Marne sur les dix projets qui sont retenus, huit faisaient déjà partie de l’ANRU 1. Dans ces conditions, peut-on réellement parler d’ANRU 2 ?

Philippe Bouyssou et Pascal Savoldelli ont immédiatement réagi à cette annonce. Alors que nous discutons ce soir de la charte relogement du projet Gagarine, il me semble important de rappeler quelques éléments. Tout d’abord, ce projet de renouvellement urbain est indispensable pour le quartier et surtout pour ses habitants. Une réhabilitation importante a eu lieu en 1995, mais elle n’était pas suffisante.

C’est à partir de ce constat qu’a émergé l’idée d’un projet d’ANRU. Ce projet a ensuite évolué au fur et à mesure des échanges avec les habitants, avec les services municipaux, de façon de répondre au mieux aux attentes et aux besoins des habitants. Mais l’État, depuis le lancement de l’ANRU, change régulièrement les règles du jeu, encourageant au départ les projets comprenant une part importante de réhabilitation par rapport à la démolition, puis ensuite faisant évoluer cette conception vers l’idée que la réhabilitation n’avait pas réellement fait ses preuves et encourageant donc à la démolition.

Cela fait plusieurs années maintenant que le projet est prêt, plusieurs années que nous menons une lutte politique avec les habitants pour que ce quartier puisse bénéficier des crédits de l’ANRU. Il est grand temps que l’État prenne sa part de l’effort que fournit la ville pour produire du logement digne, du mieux-être pour tous.

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La CASA dans la tourmente de la réforme territoriale

Dernier point à l'ordre du jour du Conseil Municipal : point d'étape sur la CASA. En plein débat sur la réforme territoriale,  menée au pas de course, l'avenir de notre communauté d'agglomération est essentiel.
Fanny Sizorn, co-présidente du groupe des élu-es Front de Gauche d'Ivry, est intervenue pour rappeler l'urgence démocratique et citoyenne face au coup d'état en cours.


Cela fait maintenant deux ans que notre communauté d’agglomération Seine Amont existe. Deux années, c’est beaucoup et en même temps, c’est si peu.

Si peu au regard des bouleversements que cela génère dans le fonctionnement politique, mais aussi administratif. Pourtant, d’ores et déjà, de grands chantiers ont été lancés. Je pense à la définition d’un PLH (plan local de l’habitat) intercommunal, du lancement du forum pour le développement économique et l’emploi, le partenariat pour l’emploi avec la société du Grand Paris, le partenariat avec le MAC/VAL entre autres.

Je tiens vraiment à saluer, non pas par esprit de Noël, mais par sympathie pour vous tous, l’ensemble des élus qui siègent à la communauté d’agglomération, les vice-présidents, l’administration de la ville et l’administration de la CASA pour le travail mené, pour les documents qui nous sont transmis ce soir et qui sont représentatifs de tous les efforts au service de notre territoire.

Quand on a dit cela, une fois le bilan des réalisations faites avec ces rapports, on peut, on ne doit pas évincer le bilan démocratique. Évidemment, pour la CASA, il y a encore le temps de l’appropriation collective qui est en cours, appropriation collective pour nous élus, mais aussi pour les habitants.

Mais globalement, parlons de ce que représente l’intercommunalité dans le paysage administratif national. L’intercommunalité s’est imposée comme une institution majeure dans la gestion des affaires territoriales. Pourtant, nous sommes plusieurs à l’avoir dit ce soir, elle demeure mal connue des citoyens. Que ça soit CASA ou pas CASA, l’intercommunalité, c’est vraiment encore quelque chose de compliqué. Et au regard de la commune qui représente toujours la cellule de base de la démocratie locale, nous devons vraiment nous questionner sur le fonctionnement que nous devons avoir en interne et avec les élus qui siègent à la CASA, pour plus de transmission d’informations avec l’assemblée que nous sommes, mais aussi avec les citoyens.

Les intercommunalités fonctionnement bien trop souvent dans une grande opacité pour les habitants. Le débat démocratique est souvent confisqué au profit d’une technicisation de l’action publique et certaines interventions, excusez-moi de le dire, ont été révélatrices de cette technicité qui des fois peut effrayer surtout à une heure tardive.

Aujourd’hui, nous essayons tant bien que mal de transmettre les informations, de les rendre les plus accessibles possible. Mais demain, dans la super CASA, dans le super territoire, dans cette super métropole, tout ça qui n’a de super vraiment que le nom, comment allons-nous réussir à mieux faire vivre la démocratie ?

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Ivry Confluences, un projet de ville !

Lors du dernier Conseil municipal, un bilan était présenté sur la Zac Ivry Confluence.

Jacqueline Spiro est intervenue pour les élu-es Front de Gauche, rappelant l'importance majeure de l'intervention de la puissance publique, dans les projets d'aménagement urbain, contre la spéculation et le libre marché.




Ivry Confluences, c’est un projet de quartier et un projet de ville. On entend dire beaucoup de choses, on entend des inquiétudes légitimes, des interrogations et des colères compréhensibles et puis d’autres revendications qui le sont moins à nos yeux. Et au vu des ambitions que nous portons pour ce projet, je crois qu’il est bon ce soir d’en rappeler justement l’ambition.

À l’origine de ce grand projet d’aménagement urbain, il y avait plusieurs constats. D’une part, ce quartier comporte par endroit un habitat privé très dégradé : logements minuscules de 12 m2 loués entre 500 et 600 €, des appartements sans fenêtre.

Oui, tout cela existe. Nous l’avons vu avec mes collègues Philippe Bouyssou et Romain Marchand, au-delà des photos de petits pavillons magnifiques qui peuvent circuler sur la toile ou dans le journal Charivary. Les opérations de réhabilitation ne suffisent pas à tout résorber. Les moyens de la ville mis au coup par coup non plus et nous ne pouvons pas fermer les yeux sur des conditions de logement et de vie indignes.

D’autre part, la désindustrialisation progressive a entrainé la libération d’importants terrains comme l’usine des lampes de Philips, les entrepôts du BHV, Total, etc. Et dans le même temps, l’Île-de-France connaît une augmentation continue des prix de l’immobilier qu’il serait dangereux de laisser aux mains des spéculateurs.

Face à cette situation, quelle alternative ? Que peut faire une municipalité quand elle veut maîtriser l’évolution de son territoire pour continuer de faire, comme nous le voulons, une ville pour tous, populaire, solidaire, métissée ? Les projets d’aménagement urbain en sont une des rares solutions.

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La restructuration de l'école Makarenko est lancée !

Au Conseil Municipal de jeudi dernier, le projet de restructuration de l'école Makarenko, longtemps en attente, a été présenté et son lancement validé. Jeanne Zerner est intervenue, pour les élu-es Front de Gauche, rappelant le besoin fort d'un projet partagé par toutes et tous, équipes éducatives, parents d'élèves, pour les enfants du quartier.



L’histoire du groupe scolaire Makarenko est une longue histoire. Des hauts, des bas, des promesses, des chiffres avancés, puis retirés. Et aujourd’hui, le contexte budgétaire qui nous enserre de sa chape de plomb. L’austérité de notre cher gouvernement vient ici nous rappeler violemment que le temps est déjà bien loin où l’on pouvait s’accrocher à un rêve pour tous, et le réaliser en étant sûrs du soutien de la finance publique.

Mais si aujourd’hui une exigence demeure, pour le groupe front de gauche, c’est bien au moins le service public. Et voilà l’essentiel : garder du service public, et faire le maximum pour que chacun s’y retrouve.

Pour que chacun s’y retrouve, justement, nous avons tenu, dès le début du mandat, à ce que le projet Makarenko soit concrètement participatif, sans pour autant bercer d’illusions les personnes qui s’y impliquent. Notre outil est le groupe de travail présenté par Méhadée. Au terme de la dernière réunion de ce groupe, le choix a été fait, après discussion avec les personnels de l’école maternelle, de ne rien détruire, et d’étendre le groupe scolaire, alors qu’une autre option proposait de détruire le bâtiment de maternelle.

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Création d'une commission tripartite pour le logement social à Ivry !

Lors du dernier Conseil Municipal a été votée la création d'une commission tripartite pour le logement social comprenant des élu-es, des associations engagées et des demandeurs de logement. C'était un engagement du programme municipal. Fanny Sizorn est intervenue, au nom des élu-es Front de Gauche, pour rappeler que le vrai problème, particulièrement pour le logement social, est celui de l'offre.


La création d’une commission tripartite est un engagement politique fort. Parce que la question du logement est une question démocratique et populaire, elle doit être l’affaire de toutes et tous. La composition de cette commission en est l’expression :
•    Des élu-e-s issu-e-s de tous les groupes politiques du conseil municipal,
•    Des associations agissant pour le droit au logement et la lutte contre l’exclusion,
•    Des demandeurs de logements, tirés au sort sur la base du volontariat, parce que ce sont eux les destinataires de nos politiques publiques.

L’objectif est bien de construire ensemble les orientations de notre politique de logement social. Refixer collectivement si besoin les règles et les critères d’attribution, et ainsi répondre à notre volonté sans cesse renouvelée d’équité et d’impartialité d’attribution des logements sociaux.

Mais n’oublions que le problème premier reste celui de l’offre de logement avec près de 4 millions de personnes sont actuellement mal logées dans notre pays. A Ivry, ce sont 5 000 personnes qui attendent un logement social ou un échange, jeunes ou moins jeunes, familles entières. Alors que nous résorbons chaque année 7% des demandes, de nouvelles se présentent chaque jour parce que trop peu de Villes font ce choix de construire, de rénover, d’aider à la livraison de nouveaux logements sociaux.

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